Le président-directeur général du port de Trois-Rivières, Gaétan Boivin, peut envisager le printemps 2014 avec optimisme au niveau du financement fédéral pour la phase 2 de Cap sur 2020.

Aide de 10 millions $: de l'espoir pour le port

L'Administration portuaire de Trois-Rivières peut maintenant espérer obtenir l'aide fédérale tant attendue de 10 millions de dollars pour aller de l'avant avec la phase 2 de son programme de modernisation Cap sur 2020.
En effet, le gouvernement conservateur a dévoilé la semaine dernière son nouveau Plan Chantiers Canada de 53 milliards de dollars sur dix ans qui, entre autres, reconnaît les administrations portuaires canadiennes comme bénéficiaires admissibles dans le cadre du volet Infrastructures nationales.
«Le port de Trois-Rivières a le sentiment d'avoir été entendu par le gouvernement du Canada», ont commenté ses dirigeants qui se réjouissent de l'annonce gouvernementale du 13 février dernier.
La deuxième phase du plan stratégique de l'Administration portuaire de Trois-Rivières comprend la reconstruction du vétuste quai 13 et l'aménagement d'un nouveau terminal. Ces travaux nécessiteront des investissements de 26 millions $.
À ces sommes s'ajouteront des investissements privés en équipements de manutention et de transport de 18 millions $. Une étude KPMG / Secor évalue que la construction du terminal entraînera la création de 302 emplois directs et indirects. Pendant sa phase d'opération, le terminal générera des dizaines d'emplois supplémentaires.
«Nous connaissons maintenant les détails du Plan et nous sommes prêts à y déposer notre projet de terminal. Nous continuerons à travailler avec le gouvernement fédéral afin que cet important projet d'infrastructures soit réalisé le plus tôt possible», a commenté le président-directeur général du port, Gaétan Boivin.
«L'annonce de ce plan d'investissement est encourageante et si l'obtention du financement nécessaire est confirmée, ce projet de terminal contribuera à créer d'excellentes opportunités d'affaires pour les entreprises de la région. Il permettra également l'émergence de nouveaux marchés nationaux et internationaux, sans oublier les retombées et les nombreux emplois générés pendant la réalisation des travaux et, par la suite, l'opération du terminal tel que prévu dans Cap sur 2020», a renchéri le président du conseil d'administration de l'Administration portuaire de Trois-Rivières, Cléo Marchand.
Si l'enveloppe de 10 millions de dollars devait être confirmée au printemps, les travaux pourraient se mettre en branle dès cet été pour se terminer à l'été 2015. Car selon le vice-président, marketing et développement des affaires, Jacques Paquin, les études environnementales sont complétées et les plans et devis détaillés sont faits.
«Dès qu'on a le montage financier, on est prêt à faire feu immédiatement », a indiqué celui qui ne s'attend toutefois pas à recevoir de nouvelles avant avril. Par contre, il ne cache pas que l'absence d'une obligation d'entente au préalable avec le provincial, pour ce volet du programme, va permettre une annonce plus rapide du fédéral.
Par ailleurs, Cap sur 2020 a déjà fait sentir ses effets alors que la phase 1 aura contribué à augmenter la capacité totale du port de 23 %.
Pour cette première étape, l'Administration portuaire de Trois-Rivières aura investi 10,5 millions de dollars en incluant l'achat de propriétés, le gouvernement du Canada, 5,9 millions de dollars, et le gouvernement du Québec, deux millions de dollars.
Pour leur part, les utilisateurs ont investi collectivement, entre 2009 et 2013, un montant de 20,8 millions de dollars dans les équipements et installations qu'ils exploitent au port de Trois-Rivières.
«Un montant global de 39,4 millions aura donc été investi », précise M. Paquin tout en ajoutant que la réalisation de la phase 1 a entraîné la création de plus de 130 emplois ainsi que des retombées économiques de 9,5 millions de dollars.
De ces 39 millions de dollars, 2,5 millions ont été utilisés pour l'achat de propriétés, 3,3 millions pour l'aménagement d'espaces d'entreposage extérieur, 1,8 million pour la consolidation des frontières, 6,1 millions pour la construction et la réfection d'espaces d'entreposage intérieur, 600 000 dollars pour l'aménagement d'espaces verts accessibles au public, 3,2 millions pour l'amélioration des infrastructures ferroviaires (dont 1,1 million provenant des utilisateurs) et deux millions pour l'amélioration des quais.
« À ces montants s'ajoutent 19,7 millions que nos utilisateurs ont investis dans leurs équipements et bâtiments», a conclu M. Paquin.