La Mauricie affiche une baisse de 6500 emplois en 2012. Cette détérioration du marché du travail régional survient alors que les effets de la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, avec ses 800 emplois et ses retombées indirectes, n'avaient même pas encore commencé à se faire sentir.

20 emplois de G-2 consolidés en Mauricie

Tout n'est pas perdu au niveau des emplois de la centrale nucléaire Gentilly-2.
Hydro-Québec a annoncé, vendredi, qu'une vingtaine d'employés spécialisés dans les technologies de l'information et qui travaillaient à la centrale occuperont désormais des postes au sein d'Hydro-Québec Production. La bonne nouvelle, c'est que ces emplois demeurent en Mauricie.
D'ailleurs, tous les employés n'ont pas été remerciés, à la centrale. Selon un tableau élaboré par Hydro-Québec, des 736 employés qu'il y avait en 2012, ils sont passés à 485, au début de 2013 et ne seront plus que 200 au début de 2014.
La centrale n'aura plus besoin que de 160 employés, en 2015, ainsi qu'en 2016.
Hydro-Québec prévoit par la suite que 64 personnes y demeureront, entre 2017 et 2021, puis 20, entre 2021 et 2055 alors que s'amorcera la phase de préparation au démantèlement. À partir de cette date, ils ne seront plus que 35 jusqu'en 2060. Finalement, il en restera cinq pour la période de remise en état du site, entre 2060 et 2062.
Pour ce qui est des 20 employés déplacés dans leurs fonctions en Mauricie, «ce n'est pas la fonction qui change, mais le marché», indique Véronique Trépanier, relationniste chez Hydro-Québec. «Ils traitent maintenant les dossiers en environnement, la gestion des activités pour les besoins des centrales hydroélectriques, les barrages et la vente d'électricité pour Hydro-Québec Production», dit-elle.
Trois de ces employés feront la navette régulièrement à la centrale de Bécancour afin de voir aux systèmes informatiques tout au long des travaux entourant la fermeture. Les autres seront postés sur le boulevard Des Forges à Trois-Rivières.
La Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières réagit positivement à cette annonce.
Les postes «auraient pu être abolis ou déplacés vers les grands centres. Si une telle situation s'était produite, la Mauricie et le Centre-du-Québec auraient été privées des retombées économiques de ces emplois définitivement», fait valoir le président de la Chambre, Gaétan Boivin.
Ce dernier ajoute qu'il «suivra les actions du gouvernement et d'Hydro-Québec à l'égard de la Mauricie et du Centre-du-Québec quant au maintien de la création d'emplois dans les semaines et les mois à venir».