Le député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, annonçant la contribution de son gouvernement en présence du vice-président Développement des affaires chez Waste Robotics, Michel Laforest.

Waste Robotics: investissement d’un million $

Trois-Rivières — Commençant à peine à percer le marché des matières organiques, l’entreprise Waste Robotics de Trois-Rivières se lance déjà dans le développement d’un nouveau robot capable de trier les matériaux de construction en faisant appel à l’apprentissage automatique et à l’intelligence artificielle. Des efforts qui nécessitent un investissement d’un million de dollars, mais compensé par une subvention de 250 000 dollars provenant du Fonds de diversification économique du Centre-du-Québec et de la Mauricie.

C’est le député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, qui en a fait l’annonce vendredi au nom du ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l’Allègement réglementaire et au Développement économique régional, Stéphane Billette.

«Je suis fier des réalisations de cette entreprise de chez nous, qui vient donner un nouvel élan à l’économie régionale. L’initiative annoncée fait également rayonner notre savoir-faire au Québec, au Canada et à l’international. C’est pourquoi je suis particulièrement heureux d’appuyer et de souligner le dynamisme de ce projet d’avenir, qui offre des possibilités indéniables», a-t-il commenté.

Par ailleurs, Innovation et Développement économique Trois-Rivières (IDETR) accorde un prêt de 150 000 dollars du Fonds local de solidarité de Trois-Rivières et une contribution non remboursable de 10 000 dollars du Fonds de développement des territoires-volet entreprises.

Les sommes allouées serviront à l’aménagement de la nouvelle usine de Trois-Rivières, à l’achat d’équipements et au fonds de roulement. L’entreprise emploie actuellement huit personnes et prévoit créer une vingtaine de nouveaux postes au cours des deux prochaines années. D’ici cinq ans, les nouvelles installations trifluviennes pourraient créer 80 emplois dans la région. Et les étapes de conception, de programmation, d’intégration et d’assemblage des différents composants des robots pourraient profiter à d’autres entreprises de la région.

Waste Robotics évolue dans le secteur de l’automatisation et du recyclage pour le tri de différents types de matières résiduelles. L’entreprise a déjà conçu un premier robot pour le tri de matières organiques, dans le cadre de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles. Le produit vedette est déjà en opération à Minneapolis, au Minnesota et les dirigeants souhaitent toujours convaincre la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie de l’adopter comme alternative au bac brun. Au fond, l’entreprise veut commercialiser ses robots tant au Canada qu’aux États-Unis.

«Je salue les entreprises mauriciennes qui, comme Waste Robotics, mettent leur capacité d’innovation au service de la vitalité de la Mauricie. Ce nouveau projet prouve une fois de plus que nos entrepreneurs sont talentueux et qu’ils savent se distinguer pour être encore plus compétitifs. Leurs réalisations, plus audacieuses les unes que les autres, sont aussi créatrices de richesse et d’emplois pour la région, gage d’un avenir économique prospère et prometteur», a fait savoir la ministre régionale, Julie Boulet.

Également par voie de communiqué, son collègue délégué aux PME, Stéphane Billette, a souligné le fait que les mesures comme le Fonds de diversification économique «s’ajoutent à la détermination des entrepreneurs d’ici, ainsi qu’à l’environnement d’affaires compétitif de la région, pour stimuler et diversifier l’économie régionale».

« C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que nous encourageons le succès et la croissance des entreprises comme Waste Robotics, qui s’engagent à développer l’économie de leur région par des initiatives novatrices et générant des projets d’affaires solides et tournés vers l’avenir», a-t-il indiqué.

Le vice-président Développement des affaires chez Waste Robotics, Michel Laforest, était visiblement fier de faire la démonstration du nouveau produit qui est en plein processus d’ajustement. «Après la collective sélective en sacs, on vise les secteurs de la construction et démolition», a-t-il expliqué avant de faire fonctionner le robot qui réussit à détecter le bois et la brique, à prendre les morceaux et les disposer aux endroits appropriés.

«Waste Robotics incarne bien le nouveau virage technologique dans lequel Trois-Rivières est engagée, qui fait une place prépondérante au développement durable», a tenu à transmettre le directeur général d’IDETR, Mario De Tilly.

Pour le député Girard, ces solutions adaptées au recyclage de façon automatisée se veulent non seulement respectueuses de l’environnement, mais constituent à son avis un moyen de répondre au défi de la pénurie de main-d’oeuvre.