Les rires étaient de retour, mardi, à Wall Street.

Wall Street rebondit

NEW YORK - La Bourse de New York a finalement terminé en nette hausse mardi à l’issue d’une journée particulièrement chaotique, repartant ainsi de l’avant au lendemain de la pire séance en plus de six ans pour le Dow Jones et le S&P 500.

L’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 2,33 % pour finir à 24.912,77 points.

En moins d’une demi-heure en début de journée il avait basculé de -2,3 % à +1,5 % avant d’hésiter entre pertes et gains tout au long de la journée. 

La veille il avait clôturé en baisse de 4,6 %.

Le S&P 500, qui avait dévissé de 4,1 % lundi, a suivi une trajectoire similaire et fini en hausse de 1,74 % à 2.695,14 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a lui terminé sur une progression de 2,13 % à 7.115,88 points.

Après sa déroute lundi, «le marché tente de trouver jusqu’où les indices peuvent descendre et les échanges ont été toute la journée très volatiles», a remarqué Bill Lynch de Hinsdale Associates. C’était «comme un yo-yo.»

Ces fluctuations n’ont pas été selon lui «guidées par des informations particulières», les investisseurs ayant détourné leur attention des résultats d’entreprises et des indicateurs.

«On vient juste d’assister à la correction qu’on attendait depuis un certain temps» au vu de l’envolée des indices ces derniers mois, mais «l’économie reste solide, il n’y a pas de risque de récession à l’horizon», a-t-il estimé.

Même son de cloche pour les analystes de Goldman Sachs, selon qui le repli de lundi est «plus technique et lié à des ajustements de position qu’emmené par des éléments fondamentaux». Les entreprises américaines sont en forme assurent-ils, leurs bénéfices devraient croître en 2018 de 14 % en moyenne.

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin s’est d’ailleurs évertué à rassurer en assurant que «les bases de l’économie étaient plutôt solides» et que le mouvement observé lundi relevait «d’une correction normale des marchés».

«J’imagine que certains traders tentent de dégager des profits à très court terme», a de son côté avancé Sam Stovall de CFRA.

La déroute du marché américain des actions, aussi soudaine et rapide fut-elle, n’a pas été une réelle surprise dans la mesure où les indices n’ont cessé de grimper ces derniers mois sans pratiquement jamais marquer le pas.

«Les courtiers s’interrogent sur la façon d’aborder une économie qui accélère vraiment pour la première fois depuis des années», avec notamment des salaires qui commencent enfin à grimper et des politiques économiques très favorables aux entreprises au moment où arrive un nouveau patron à la tête de la banque centrale américaine, a estimé Christopher Low de FTN 

Reculs sur les marchés asiatiques

À Tokyo, le Nikkei 225 a clôturé en baisse de 4,7 % à 21 610,24 points, après avoir perdu 7 % de sa valeur en cours de séance.

Le Shanghai Composite Index a perdu 3,4 % et le Hang Seng hongkongais 5,1 %. En Australie, le S&P ASX a perdu 3,2 % pendant qu’en Corée du Sud, le Kospi a glissé de 1,5 %.

La panique, mardi, a ensuite contaminé l’Europe. Le FTSE 100 a reculé de 2,4 % à Londres, le CAC 40 de 2,8 % à Paris et le DAX de 2,7 % en Allemagne.

Plusieurs experts croient toutefois que la situation en Europe et en Asie ne sera que de courte durée, puisque l’économie de la planète se porte bien et que le système financier est plus robuste qu’auparavant.