Claude Villemure veut redonner une bonne dose d’énergie au Regroupement des gens d’affaires du centre-ville de Shawinigan en devenant président de cette organisation.

Villemure veut donner un nouvel élan au centre-ville de Shawinigan

SHAWINIGAN — Avant de sombrer dans l’anonymat le plus complet, le Regroupement des gens d’affaires du centre-ville de Shawinigan a décidé de brasser les cartes de son conseil d’administration et c’est Claude Villemure qui a accepté de relever le défi de la présidence. Il souhaite devenir l’agent mobilisateur qui a tant manqué à cette organisation.

Au cours des dernières années, le RGACVS gardait tant bien que mal la tête hors de l’eau, organisant quelques activités sans trop les publiciser. Il existait certes une volonté, mais il manquait une locomotive pour donner une direction.

M. Villemure a bien senti cette lacune lors de l’organisation d’un dîner de Noël à la tablée populaire du centre-ville en décembre, puis plus récemment, lors de la mobilisation pour aider les scouts. À chaque fois, ses initiatives ont reçu un chaleureux accueil, ce qui l’a convaincu de s’impliquer plus activement.

La semaine dernière, la Fondation de la santé et des services sociaux de l’Énergie a annoncé une campagne de financement avec la collaboration de commerçants du centre-ville de Shawinigan, alors que le RGACVS n’avait même pas été sollicité. Un autre indice qui démontrait que l’organisme manquait de rayonnement, ce à quoi M. Villemure compte bien remédier.

L’homme d’affaires de 59 ans possède toujours le restaurant Les Ailes Buffalo, qu’il souhaite vendre bientôt. Son portefeuille compte également Caméléon Solutions intégrées au centre-ville, de même que plusieurs immeubles. Son emploi du temps un peu moins chargé l’a incité à analyser un peu plus attentivement ce qui se passait du côté du RGACVS.

«Ça ne roulait pas à mon goût», reconnaît-il. «Le regroupement est composé de plein de gens de bonne volonté, mais ils manquent de temps. Moi, je me retire tranquillement. Je travaille trois jours par semaine, mais je vais maintenant allonger ça un peu. Je veux qu’il se passe des choses au centre-ville.»

«Au départ, je trouve qu’il y a un gros manque de communication», observe-t-il. «Des commerçants du centre-ville n’étaient même pas capables de nommer ceux qui siègent sur le regroupement. Or, c’est supposé être une référence!»

Nouvel événement?

Avant de succéder officiellement à Sylvain Diamond mardi matin, M. Villemure avait entrepris des discussions pour ramener un événement majeur au centre-ville. Au cours des dernières années, Culture Shawinigan a organisé plusieurs spectacles fort courus à la Place du marché, mais le Festival de théâtre de rue, qui a cessé ses activités en 2007, n’a jamais été remplacé.

«Pour le moment, la réception est excellente», constate-t-il. «Je travaille sur quelque chose qui n’existe pas en Mauricie. Nous visons une première édition en 2020.»

Avant lui, d’autres présidents ont voulu donner un électrochoc aux commerçants, mais cette volonté n’a pas résisté au temps et aux préoccupations quotidiennes de chacun. Claude Villemure se fait un défi de mobiliser le milieu et de défendre les membres du RGACVS.

«La Ville a investi des millions $ et ça s’est arrêté là», déplore-t-il, reconnaissant que les travaux de réfection des infrastructures en 2014 et en 2015 ont laissé des cicatrices. «Il faut que les commerçants se prennent en main. Par exemple, dans le temps des Fêtes, ça ne paraît même pas que c’est Noël sur la 5e! Il faut redémarrer la machine de la motivation. Ce n’est pas vrai que les commerçants ne se tiennent pas: on l’a bien vu avec le dossier des scouts. Une trentaine d’entreprises se sont impliquées! Au dîner de la tablée populaire en décembre, j’avais plus de monde que j’en avais besoin!»

M. Villemure aimerait que la Ville de Shawinigan délègue un observateur pour assister aux réunions du RGACVS, afin de garder un contact étroit avec l’administration municipale. Les locaux vides et défraîchis de la 5e Rue de la Pointe et la ritournelle du stationnement font aussi partie des préoccupations à adresser au cours des prochains mois.

«Je ne veux pas m’éterniser à la présidence, mais je veux installer des bases solides», conclut l’homme d’affaires. «Et surtout, je veux qu’on laisse les chicanes en arrière.»