Claudia Pelletier, professeure en système d’information et membre de l’institut de recherche sur les PME à l’UQTR, Georges Abdul-Nour, directeur du Département de génie industriel, et Nathalie Boisvert, agente de valorisation au bureau de liaison entreprise-université étaient présents au colloque portant sur l’industrie 4.0.

Vers l’industrie 4.0

TROIS-RIVIÈRES — De plus en plus d’entreprises à travers la planète se tournent vers l’industrie 4.0, dite intelligente. C’est dans l’optique d’augmenter leur productivité, de réduire les coûts et d’améliorer la qualité de leurs produits qu’elles introduisent des technologies numériques dans leurs usines. Bien qu’ils aient déjà commencé, le Québec et le Canada devront emboîter le pas afin de ne pas se laisser distancer.

Un colloque portant sur ce sujet se tenait, mercredi, à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Professeurs, chercheurs universitaires et dirigeants d’entreprises étaient présents afin de s’informer et d’échanger sur les façons révolutionnaires d’organiser les moyens de production, de gérer les ressources et d’implanter de nouvelles technologies qui serviront à mettre en place des entreprises intelligentes.

Lors du colloque, Georges Abdul-Nour, professeur et directeur du Département de génie industriel, et Claudia Pelletier, professeure en système d’information et membre de l’institut de recherches sur les PME à l’UQTR, ont abordé les différents enjeux entourant le virage vers l’industrie 4.0.

«Les enjeux sont extrêmement importants, mais l’enjeu majeur est celui de la connectivité. Il faut aussi aider nos entreprises dans ce qu’on appelle le 2.0 et le 3.0. Au niveau de la productivité, nous sommes un petit peu derrière l’Ontario et les États-Unis. Il faut donc travailler avec nos PME pour les amener au 2.0 et 3.0 et à partir de là nous allons travailler avec elles pour introduire cette conversion numérique. À un moment ou à un autre, ces entreprises vont faire partie d’un réseau qui est 4.0, elles doivent donc être en mesure de suivre. C’est un enjeu qui est mondial», explique M. Abdul-Nour.

Grâce aux études effectuées par l’institut de recherches sur les PME, l’UQTR est également en mesure d’apporter de l’expertise aux entreprises.

«Il est important d’aider l’entreprise à bien identifier ses objectifs parce que ce n’est pas en choisissant d’abord la technologie et ensuite en réfléchissant à ce qu’elle va en faire que ça va fonctionner. C’est d’ailleurs le problème qui est observé depuis très longtemps à la fois dans les recherches et sur le terrain. L’outil est mis comme une fin en soi. Lorsque les entreprises ont réfléchi à ce qu’elles veulent faire, nous pouvons les diriger vers des spécialistes TI qui vont les aider à ce niveau-là», précise Mme Pelletier.

Pour Hugo d’Astous et Josée Petitclerc de Patate Dolbec, c’était l’occasion de venir partager leur expérience en rendant de façon plus concrète le 4.0 aux autres entreprises.

«Nous avons fait un investissement majeur en robotisant une grosse partie de l’usine, nous sommes donc venus partager cet aspect-là. Maintenant, il y a encore beaucoup à faire dans le 4.0 et dans la numérisation des données. Le fait de venir ici nous donne beaucoup d’idées, ça nous donne des pistes et ça nous oriente vers nos prochains projets à réaliser», souligne M. d’Astous.