Le candidat du NPD dans Trois-Rivières, Robert Aubin, propose de créer une filiale de récupération et transformation des aéronefs à l’aéroport de Trois-Rivières.

Une vision d’économie verte pour l’aéroport, propose Aubin

TROIS-RIVIÈRES — Le député sortant de Trois-Rivières et candidat du NPD pour la circonscription, Robert Aubin, a présenté lundi après-midi, un plan afin de contribuer au développement économique de l’aéroport de Trois-Rivières, un développement pour lequel il sera possible de conjuguer à la fois l’économie et la question environnementale. Robert Aubin estime que tout est en place dans la région afin de créer à Trois-Rivières une filiale de récupération et de transformation des aéronefs.

Pour Robert Aubin, cette idée permettrait de créer ce qu’il estime être le chaînon manquant d’un système d’économie circulaire en aérospatiale. Les installations aéroportuaires, dont la piste d’atterrissage qui a été allongée, de même que la présence de plusieurs joueurs du secteur de l’aéronautique mais également du recyclage de l’aluminium dans la région rendent réaliste l’aboutissement de ce projet, qu’il souhaite concrétiser s’il se voit confier un troisième mandat le 21 octobre prochain.

Le député sortant a indiqué en entrevue que ce projet allait d’ailleurs en parfaite ligne droite avec ses principales motivations à avoir sollicité un troisième mandat comme député de Trois-Rivières. «Je suis plus que convaincu que l’ensemble de nos actions doivent désormais être orientées en fonction de la réalité environnementale. Ici, on parle de développer une économie verte», considère-t-il.

M. Aubin a ainsi identifié différents joueurs régionaux qui pourraient prendre part à la mise en place de cette nouvelle filière, dont la Chaire de recherche en gestion de projets aéronautiques de l’UQTR, l’entreprise AAR, Shawinigan Aluminium, MF2, Innovation et développement économique (IDÉ) Trois-Rivières ainsi que l’aéroport. «Certains de ces joueurs ont déjà été approchés, et la réaction était plus que positive», relate-t-il.

«On me dit que de 500 à 1000 aéronefs dans le monde sont retirés de la circulation chaque année. À ce jour, le Canada ne bénéficie pas encore d’un site voué à la récupération et à la transformation des aéronefs. Trois-Rivières possède tous les atouts pour répondre à cette demande et pour se positionner parmi les chefs de file de l’industrie aéronautique», déclare Robert Aubin, qui ajoute que le recyclage et la transformation d’aéronefs permettront aussi la création d’emplois spécialisés et bien rémunérés dans le secteur secondaire.

L’annonce de M. Aubin a par ailleurs été saluée par le Syndicat des machinistes de l’Association Internationale des machinistes et travailleurs de l’aérospatiale.

«Nous sommes heureux de voir un parti politique faire preuve de proactivité et de proposer des initiatives économiques en accord avec la protection de l’environnement. Le NPD prend une excellente décision avec cette proposition. De voir un député comme Robert Aubin saisir toute la valeur économique et environnementale que renferme ce genre de projet n’est pas une surprise pour nous. Le fait qu’il reconnaisse l’importance d’installer une filière de récupération et de transformation d’aéronefs dans sa circonscription est une démonstration supplémentaire de la crédibilité de la démarche», souligne le coordonnateur québécois du Syndicat des Machinistes, David Chartrand.

Outre le développement de cette filiale, Robert Aubin entend maintenir les efforts déjà déployés afin d’obtenir la désignation de Trois-Rivières, ce qui permettrait d’y déployer les services de sécurité nécessaire à l’arrivée de transporteurs aériens et au déploiement d’une offre de transport internationale.