Une taxe frontalière ralentirait la croissance canadienne

La proposition de taxe frontalière américaine qui inquiète certaines entreprises canadiennes pourrait infliger des dommages considérables aux économies des deux pays, calcule une nouvelle étude.
L'analyse de l'Institut C.D. Howe estime que le changement de politique des États-Unis retrancherait près d'un point de pourcentage complet de la croissance économique du Canada.
Les auteurs de l'étude croient en outre que l'imposition d'une nouvelle taxe frontalière réduirait le commerce bilatéral dans un sens comme dans l'autre et que cela coûterait près de 1,3 point de pourcentage à la croissance économique des États-Unis.
La publication du rapport survient au lendemain de la rencontre du premier ministre canadien Justin Trudeau avec le président américain Donald Trump et le chef des représentants républicains au Congrès, Paul Ryan, qui fait la promotion de cette taxe frontalière.
Il n'est pas clair si M. Trudeau a pu obtenir certains éclaircissements - ou paroles rassurantes - de la part de M. Ryan au sujet de la taxe frontalière. Questionnée à savoir si le premier ministre en avait appris davantage sur la proposition de taxe, une porte-parole de son bureau a renvoyé à un communiqué qui se limitait à indiquer que M. Trudeau avait discuté de commerce lors de sa rencontre avec M. Ryan.