Canadoil Forge, de Bécancour, doit mettre à pied la moitié de ses effectifs, soit une soixantaine d’employés majoritairement syndiqués.
Canadoil Forge, de Bécancour, doit mettre à pied la moitié de ses effectifs, soit une soixantaine d’employés majoritairement syndiqués.

Une soixantaine de mises à pied chez Canadoil Forge

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Bécancour - Le contexte pandémique et électoral aux États-Unis vient de forcer l’entreprise Canadoil Forge, de Bécancour, à mettre à pied la moitié de ses effectifs, soit une soixantaine d’employés majoritairement syndiqués.

«Canadoil Forge fabrique des tuyaux qui servent dans les oléoducs et les pipelines. Ils avaient un carnet de commandes sans faille jusqu’au mois de mars. Et là, actuellement, ils ont encore des contrats jusque dans les premiers mois de 2021», a indiqué le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard.

Mais, dit-il, avec la pandémie et les élections américaines, «ils n’ont pas le choix». «C’est un licenciement temporaire de quelques mois, à cause du contexte économique. Ils ont deux types de clients, ceux qui réparent leurs oléoducs et les nouveaux pipelines qui seraient à développer», a-t-il ajouté.

Malgré cela, celui-ci se console de voir que les entreprises majeures du parc industriel ont tout de même poursuivi leurs activités en période pandémique en raison de leur statut essentiel, incluant Canadoil Forge qui oeuvre dans le secteur de l’énergie.

«C’était donc des entreprises protégées, mais même dans les cas où la production est protégée, c’est une question de marché», conclut M. Richard.