Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet, accompagné de Daniel Vézina, chef fondateur du Groupe Laurie Raphaël, a annoncé une aide de 320 000 $ pour une formation offerte en alternance étude-travail qui vise à pourvoir les postes vacants de chef ou de sous-chef dans les restaurants de la Capitale-Nationale.
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet, accompagné de Daniel Vézina, chef fondateur du Groupe Laurie Raphaël, a annoncé une aide de 320 000 $ pour une formation offerte en alternance étude-travail qui vise à pourvoir les postes vacants de chef ou de sous-chef dans les restaurants de la Capitale-Nationale.

Une nouvelle formation pour revaloriser le métier de chef cuisinier [VIDÉO]

Vingt-quatre cuisiniers d’expérience déjà en emploi pourront bénéficier d'un programme offert par la Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec (SCCPQ). Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet, accompagné de Daniel Vézina, chef fondateur du Groupe Laurie Raphaël, était présent mardi pour annoncer l’octroi de 320 000 $ pour cette nouvelle formation.

D’une durée de 27 semaines, cette formation offerte en alternance étude-travail vise à pourvoir les postes vacants de chef ou de sous-chef dans les restaurants de la Capitale-Nationale. «Les candidats retenus pourront développer leur créativité et de nouvelles aptitudes grâce à des stages donnés en milieu de travail», précise M. Vézina.

Tous les restaurateurs de la Capitale-Nationale peuvent s’inscrire à cette formation, mais le chef cuisinier du Laurie Raphaël précise qu’il y aura des critères stricts au niveau de la sélection. «Il faut cibler les gens qui ont le plus de potentiel, un peu comme dans l’émission Les Chefs!. On va retenir les meilleurs, la crème de la crème!»

M. Vézina ajoute que dans les dernières années, les restaurateurs ont eu recours à des cuisiniers étrangers pour combler les postes. «Avec cette formation, on va pouvoir sélectionner des candidats dans nos brigades, cibler les gens motivés et les aider à gravir les échelons rapidement.»

Pour le ministre Boulet, ce programme prend toute son importance dans le contexte de la pénurie de main-d’œuvre et des difficultés rencontrées par les restaurateurs pour pourvoir des postes. «Cette formation sera bénéfique aux cuisiniers qui veulent accéder à des salaires supérieurs. Ça va aussi permettre aux restaurateurs de fidéliser leur main-d’œuvre», souligne-t-il.

La formation, autant théorique que pratique, commencera en septembre 2021. Au terme de celle-ci, les 24 candidats pourront accéder aux postes de chef de cuisine, de chef de partie, de chef adjoint et de sous-chef.

La subvention gouvernementale permettra aux cuisiniers sélectionnés d’être rémunérés pendant leur formation et aux entreprises d’être remboursées à 50 % pour les heures effectuées à l’école et en stage.

Pénurie de chefs cuisiniers

Cette annonce survient alors que la demande de chefs cuisiniers se fait criante. La profession de chef est parmi les plus en demande actuellement dans l’ensemble du Québec, plus précisément dans la région de la Capitale-Nationale, où elle était considérée en déficit en 2018. On y dénombrait alors environ 500 chefs cuisiniers. «En raison des besoins pressants, on a développé cette nouvelle formation. Ce métier a besoin d’être valorisé si on veut inciter nos cuisiniers à persévérer dans ce milieu», estime M. Vézina.

Quant à la SCCPQ, elle n’écarte pas la possibilité d’étendre cette formation à d’autres régions. «À court terme, celle-ci va être dispensée dans la région de la Capitale-Nationale, mais notre objectif c’est de développer un programme de formation professionnelle s’étendant à travers la province», soutient la représentante Jade-Éva Côté-Rouillard.

Cette initiative de la SCCPQ a été faite en partenariat avec l’Association hôtelière de la région de Québec et le Centre de formation professionnelle Fierbourg.