Charline Hébert (devant) a participé à une rencontre sur l’entrepreneuriat féminin à Strasbourg durant son séjour en France.

«Une expérience tout à fait incroyable» pour Charline Hébert

LA TUQUE — L’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) au Québec a réuni récemment la plus grande délégation économique de son histoire pour participer à la 3e Grande rencontre des jeunes entrepreneurs du monde francophone (GREF). Ce sont au total 200 jeunes entrepreneurs provenant de 22 pays francophones qui se sont rendus à Strasbourg, Mulhouse et Nancy dans le but de favoriser l’expansion de leurs entreprises en Francophonie. Quatre participants de la Mauricie ont eu l’occasion de vivre l’expérience.

Au total, c’est une soixantaine d’entrepreneurs issus de chacune des régions du Québec qui ont pris part à cet évènement organisé par la section française de l’OFQJ, dont deux de Trois-Rivières et deux de La Tuque.

«C’est une expérience tout à fait incroyable, c’est exceptionnel. J’ai été appuyée par le Conseil de la nation Atikamew pour participer à cet événement-là», a souligné la Latuquoise Charline Hébert à son retour.

Afin d’apporter des solutions aux défis économiques, sociaux et environnementaux de l’espace francophone tout en valorisant l’entrepreneuriat, les femmes, les jeunes et le renforcement de leurs compétences professionnelles, les participants ont suivi des formations, effectué des visites de terrain, participé à des conférences et à des ateliers de réflexion.

Les échanges se sont articulés autour des thématiques de l’entrepreneuriat social, l’entrepreneuriat féminin, l’industrie numérique et technologique ainsi que le développement durable.

«C’est d’accélérer ses opportunités d’affaires à l’international, développer son réseau sur quatre continents, se former à la dimension interculturelle... J’ai eu la possibilité d’échanger sur différents sujets, sur notre réalité et en même temps la leur. Ça démontre qu’on vit tous des difficultés, mais qui se ressemblent au final même si on vient d’un peu partout dans le monde», souligne Mme Hébert.

L’entrepreneure en démarrage a également reçu une mention parmi les participants pour son projet d’entreprise familiale «Quoquochee plein air».

«Après quelques lignes, je me suis bien rendu compte que c’est de moi qu’on parlait. J’ai été agréablement surprise. C’était très touchant», souligne-t-elle.

Le grand chef de la nation Atikamewk a d’ailleurs pris le temps de féliciter par écrit l’entrepreneure pendant sa participation à cette grande rencontre.

«Ton projet entrepreneurial a été honoré parmi 200 autres entrepreneurs provenant du monde entier. Je sais aussi que tu as représenté la Nation Atimamekw avec fierté... et nous sommes fiers de toi! Le Conseil de la Nation Atikamekw te soutient avec beaucoup d’enthousiasme pour la pérennité de l’entreprise Quoquochee plein air. Bon retour sur le Nitaskinan», a écrit Constant Awashish.

Jean-Stéphane Bernard, président-directeur général de LOJIQ et secrétaire général de l’OFQJ au Québec, a rappelé que LOJIQ, en collaboration avec la Jeune Chambre de commerce de Montréal, fut «l’instigateur de la première Grande rencontre des jeunes entrepreneurs du monde francophone à Montréal en 2017».

Il a affirmé être «fier que les jeunes de partout au Québec et même du Canada francophone prennent part à cette mission. Les occasions de réseautage et de formations démontrent qu’il est possible et rentable de faire des affaires en français! La Francophonie est synonyme de valeur ajoutée. Je suis enthousiaste de travailler à la préparation d’une 4e Grande rencontre avec les partenaires qui ont collaboré à la réussite de cet évènement!»