Quelques-uns des partenaires de l’organisation de la deuxième édition de la Vitrine TI: Alexandre Ollive (directeur général, GROUPÉ Mauricie + Rive-Sud), Catherine Parissier (vice-rectrice, études et formation à l’UQTR), Chantal Durocher (directrice au développement des affaires chez Desjardins Entreprises) et Charles-André Horth (président - directeur général de Factora).

Une deuxième Vitrine TI le 18 octobre

SHAWINIGAN — Au lendemain du Salon de l’emploi et de la formation de Shawinigan, GROUPÉ Mauricie + Rive-Sud annonçait, jeudi matin, l’organisation d’un autre événement pour afficher au grand jour les opportunités de travail dans la région, particulièrement dans le milieu des technologies de l’information. La deuxième édition de la Vitrine TI se déroulera ainsi le 18 octobre, au Complexe Laviolette de Trois-Rivières.

La formule se distingue d’un salon de l’emploi classique. Une vingtaine d’entreprises du domaine des TI de la Mauricie et de la rive sud doivent se présenter et faire connaître leurs produits ou leurs services en moins de 120 secondes sur une scène. En tout, une centaine de postes seront offerts aux participants. L’événement sera animé par le comédien Rémi-Pierre Paquin.

La première édition avait connu un tel engouement, l’an dernier, qu’il avait été déménagé de l’Amphithéâtre Cogeco au Musée POP à moins d’une semaine d’avis. Grâce à la collaboration de l’Université du Québec à Trois-Rivières, des collèges et des commissions scolaires de la région, plus de 300 étudiants s’étaient présentés lors de ce rendez-vous. Le comité organisateur n’en attend pas moins cette année, surtout que l’événement ouvre ses portes non seulement à ceux qui fréquentent encore les bancs d’école, mais au public en général. L’activité se déroule entre 16 h 30 et 21 h.

«Cette année, nous avons décidé de réduire un peu le temps de présentation des entreprises, pour leur mettre plus de pression!», rigole Alexandre Ollive, directeur général de GROUPÉ Mauricie + Rive-Sud. «Nous allons aussi laisser plus de temps à la partie réseautage, afin que les étudiants aient le temps de rencontrer l’ensemble des entreprises.»

M. Ollive rappelle que cette initiative vise plusieurs objectifs, dont celui de braquer les projecteurs sur quelques secrets bien gardés dans la région.

«C’est sûr que les étudiants qui ne connaissent pas les entreprises, ça n’aide pas à les faire rester ici», convient-il. «C’est pourquoi nous avons créé cet événement. C’est une vitrine pour dire aux étudiants qui vivent déjà ici qu’il existe un écosystème avec des emplois disponibles. On n’est pas dans la spécialité du jeu vidéo comme à Montréal ou à Québec, mais nous avons un ensemble d’emplois TI dans le domaine manufacturier, dans le 4.0, la programmation web et mobile... On ose croire que l’information qui se rendra aux oreilles de ces étudiants va favoriser une meilleure rétention.»

En fait, M. Ollive précise que la Mauricie ne regroupe que 2 % des emplois en technologie de l’information au Québec. Par contre, ce secteur connaît une croissance phénoménale. Le chiffre d’affaires des entreprises de ce secteur enregistre un bond de 93 % depuis cinq ans. M. Ollive estime à près d’un millier le total d’emplois en TI en Mauricie à l’heure actuelle et à 200 le nombre de postes à pourvoir.

Charles-André Horth, président-directeur général de Factora et coordonnateur de la table TI, fait remarquer que cette croissance exceptionnelle et la difficulté de recrutement qui s’ensuivit ont provoqué l’organisation de la Vitrine TI. Même si le sujet devient redondant, il ne croit pas que le recrutement de main-d’œuvre spécialisée soit devenu un problème insoluble.

«Je suis encouragé en raison de la mobilisation régionale, qui est unique», fait-il remarquer. «L’alignement entre les entreprises, les institutions d’enseignement, le soutien des Villes de Shawinigan et de Trois-Rivières, le DigiHub, on ne voit pas ça ailleurs. Si j’étais dans une autre région, je serais désespéré. Nous avons un grave problème, mais on va le résoudre en travaillant différemment.»

Même si la Vitrine TI se déroulera à nouveau à Trois-Rivières, M. Ollive considérait important d’organiser la conférence d’information au DigiHub de Shawinigan, jeudi matin, afin de présenter les grandes lignes de cet événement.

«C’est une question de régionalisme», estime-t-il. «À Shawinigan, il y a un écosystème TI concentré et très intéressant. Nous organisons l’événement à Trois-Rivières pour simplifier la logistique. Avec l’UQTR et le cégep, c’était plus facile de transporter un petit nombre d’élèves de Shawinigan vers Trois-Rivières que l’inverse.»