La saison des petites cultures s’annonce fructueuse en région, tout comme partout au Québec.

Une bonne saison pour les petites cultures

Trois-Rivières — Contrairement aux agriculteurs de grandes cultures, les producteurs de fraises ont rattrapé une grande partie du retard occasionné en début de saison. «En général, ça a été des rendements excellents pour la fraise», indique David Lemire, président de l’Association des producteurs de fraises et de framboises du Québec (APFFQ) et propriétaire de la Ferme horticole Gagnon.

Les nouvelles sont donc bonnes, malgré une fin de saison raccourcie par la chaleur connue dans les derniers jours. «Ça fait mûrir le fruit plus vite et plus petit», explique M. Lemire.

Comme les rendements sont satisfaisants, le défi pour les producteurs de fraises se résume plutôt à la rareté de main-d’œuvre, que certains tentent de régler avec l’embauche de travailleurs étrangers. C’est le cas de M. Lemire, qui engage une quarantaine de travailleurs guatémaltèques, mais ce ne sont pas tous les producteurs qui peuvent se le permettre. «Pour ceux qui font juste de la fraise d’été, soit trois semaines un mois, ça ne vaut pas la peine de payer le billet d’avion, le logement», affirme le président de l’APFFQ.

Alors que le temps des fraises d’été se termine, la saison des fraises d’automne en est à ses débuts, tout comme celle du maïs sucré. Pour cette culture, la chaleur des dernières semaines est synonyme de production de qualité. «Le maïs, c’est vraiment une plante qui a besoin de chaleur [...] versus d’autres cultures, qui en haut de 25 ou 26 [degrés], ça nuit plus que ça aide», explique M. Lemire. La culture du maïs, tout comme les autres cultures légumières, a tout de même besoin de pluie, chose qui commence à inquiéter les producteurs. «Il manque d’eau un peu pour le maïs. Les fraises, tout ça, on est capable d’irriguer facilement, mais le maïs, c’est plus difficile.»

Pour ce qui est des cultures de petits fruits comme les framboises et les bleuets, la saison s’annonce fructueuse. Le manque d’eau des dernières semaines se trouve même à être une bonne nouvelle pour ces productions. «Ce sont toutes des cultures qui sont sensibles à la pluie, et là on n’a pas beaucoup de pluie, donc la qualité est vraiment belle», commente M. Lemire.

«Quand il fait chaud comme ça, les consommateurs sont au rendez-vous [...] On ne peut pas se plaindre, la météo est vraiment de notre côté», conclut David Lemire.