Pierre-Louis Paquin, agent de migration du programme Place aux jeunes du Carrefour jeunesse-emploi de Shawinigan et Alexandra Tolza, chargée de projets chez Élexpertise, ont participé à la deuxième journée Découverte des métiers de l’électrique et de l’électronique, mercredi au DigiHub.

Une autre stratégie de séduction

Shawinigan — À la veille de la présentation de l’important colloque sur la main-d’œuvre prévu jeudi à Espace Shawinigan, une autre initiative visant à séduire la relève dans les métiers de l’électrique et de l’électronique était organisée mercredi, au DigiHub. Pour une deuxième année consécutive, cette journée découverte regroupait une cinquantaine de finissants, principalement du Cégep de Trois-Rivières, qui ont pu prendre contact avec sept entreprises locales toujours à la recherche d’employés qualifiés.

L’activité est organisée par Élexpertise, un organisme à but non lucratif qui travaille à trouver des solutions aux problèmes de main-d’œuvre dans les secteurs électrique et électronique. Elle pouvait compter sur la collaboration de la Commission des partenaires du marché de l’emploi, ÉlectroMauricie, la Ville de Shawinigan et Place aux jeunes.

La journée visait ainsi à faire connaître diverses opportunités à des étudiants issus de formations en électronique, génie industriel et informatique. Des échanges à des stands d’information, des tables de discussion et des visites étaient prévus au cours de la journée. À noter que quatre des participants arrivaient de Montréal grâce à l’initiative Place aux jeunes du Carrefour jeunesse-emploi de Shawinigan.

«L’industrie de l’électrique et de l’électronique est un fleuron à Shawinigan», souligne Alexandra Tolza, chargée de projet chez Élexpertise. «L’idée est de mobiliser les entreprises, leur faire rencontrer des étudiants pour les garder dans la région. Nous voulons montrer les offres d’emplois qui existent et faire des visites d’entreprises.»

Effectivement, Kongsberg Automotive, CGI et Nemaska Lithium ouvraient leurs portes à la relève en après-midi. En matinée, les jeunes ont pu humer les perspectives chez Brew-it, Cogeco, Synapse Électronique, Bell Solutions techniques, en plus de visiter le DigiHub et prendre connaissance de ses nombreuses possibilités.

En fait, l’ambiance ressemblait à un petit salon de l’emploi très ciblé pour la relève dans les métiers en électrique et en électronique. La possibilité de visiter des milieux de travail représente toutefois un bonus, fait remarquer Mme Tolza.

La porte-parole croit qu’il faudra même ratisser plus large à l’avenir et attiser l’intérêt des étudiants à la fin de leur parcours secondaire.

«Le Cégep de Trois-Rivières ne fournit pas assez de techniciens en électronique ou en électronique industriel», fait-elle remarquer. «On va donc essayer de travailler en amont, avec les jeunes de troisième et quatrième secondaire. Il faut vraiment impliquer ces jeunes dans les perspectives qui existent, faire une autre journée pour cette cible.»

Mme Tolza croit que ce bassin peut même inclure de potentiels décrocheurs, peu intéressés par un parcours collégial ou universitaire, mais qui pourraient découvrir d’intéressantes opportunités chez ces employeurs parfois méconnus. «On peut leur dire qu’il existe ces entreprises à Shawinigan, où on n’a pas nécessairement besoin de diplôme parce qu’ils seront formés en entreprise. C’est un appel pour ceux qui sont en échec scolaire. Ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas de diplôme qu’ils ne pourraient pas être pris en entreprise. Il faut faire passer cette idée.»