Les ventes de maisons ont atteint un niveau record en 2017 dans la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières.

Une année record avec 1132 transactions

Trois-Rivières — La région métropolitaine de Trois-Rivières a conclu 2017 avec un nombre record de ventes. Mais le milieu de l’immobilier peut dire merci au quatrième et dernier trimestre qui est venu sauver la mise.

Selon la Chambre immobilière de la Mauricie, 1132 ventes ont été conclues à Trois-Rivières, Bécancour, Saint-Maurice et Champlain l’an dernier. Il s’agit d’une hausse de 1,9 % par rapport à 2016 durant laquelle 1111 maisons ont été vendues.

L’automne a été particulièrement occupé. Des mois d’octobre à décembre, 256 ventes ont été finalisées.

«Si vous m’aviez posé la question en mai, on ne s’en allait pas vers une telle année. On a eu un très bon automne, les choses se sont replacées. C’est là que ça s’est joué», observe Lise Girardeau, directrice générale de la Chambre immobilière de la Mauricie et porte-parole de la Fédération des chambres immobilières du Québec pour la région trifluvienne.

Selon Mme Girardeau, la vigueur du marché de l’emploi est à la base de cette performance supérieure aux 1117 ventes réalisées en 2014.

«On sait que l’emploi va bien. C’est toujours bon signe. Et en plus, le marché demeure plus abordable. Avec un prix médian de 152 000 $, une maison comparable se vend pour 275 000 $ à Montréal.»

La popularité de la copropriété (condos) est la principale raison de cette hausse des ventes, avec un bond de 59 %. Les transactions de maisons unifamiliales (-1 %) et les plex (-10 %) sont toutes en recul.

«Les baby-boomers désirent se départir de leur maison qui demande de l’entretien pour aller à un endroit où ils n’ont pas à entretenir le terrain, à s’occuper du déneigement. La mentalité des gens change: avant, on achetait une maison et on y demeurait jusqu’à la fin de nos jours. Aujourd’hui, on achète une petite maison quand on est en couple, on achète plus grand quand on a une famille et ensuite, les gens achètent un condo», explique Mme Girardeau.

Le secteur Cap-de-la-Madeleine et les municipalités en périphérie de Trois-Rivières ont connu une bonne année en 2017. L’aspect plus abordable d’une maison dans ce marché périphérique attire son lot de premiers acheteurs.

Selon les prévisions pour 2018, le marché équilibré dans l’unifamiliale devrait devenir un marché faiblement à l’avantage des vendeurs. Le marché d’acheteurs pour les copropriétés en 2017 devrait tendre vers l’équilibre cette année. Dans le multilogements, le marché d’acheteurs devrait aussi s’approcher d’un marché équilibré.

La confiance affichée envers l’état de l’économie devrait durer en 2018 dans la région. Mme Girardeau ne s’attend pas à ce que le conflit de travail qui vient de survenir à l’Aluminerie de Bécancour soit la source d’un éclatement du marché.

«Chaque fois qu’il arrive une chose comme celle-là, la réponse est la même: ça n’a pas un impact aussi dramatique qu’on pourrait le croire. Je ne dis pas que ça n’a pas d’impact, mais pas aussi drastique. Posséder une maison est le bien le plus important dans notre vie. Les gens font tout pour conserver leur maison. Et les gens qui ont signé une hypothèque ces dernières années ont de faibles taux d’intérêt, ce qui est plus facile pour faire les paiements. Ce n’est pas comme en 1980 où on avait des taux d’intérêt de 18 %. Il y avait eu une grève à la Reynolds. Là, les gens ramenaient les clés.»