Ahmed Laksimi ouvrira bientôt un nouveau restaurant italien sur la rue Hart, au centre-ville de Trois-Rivières.

Un parfum d’Italie s’invite à Trois-Rivières

Trois-Rivières — Il a fallu deux mois pour qu’Ahmed Laksimi, chef italien d’origine marocaine, réussisse à faire installer son nouveau four à pizza dans les locaux de son futur restaurant sur la rue Hart. «C’est un four Moretti, un four italien, les meilleurs fours au monde! Il cuit la pizza comme dans un four à bois», explique fièrement le Trifluvien d’adoption.

Tandis qu’il complétait une maîtrise en administration des affaires à l’Université Laval, à Québec, et qu’il voyageait fréquemment vers Montréal, Ahmed Laksimi avait pris l’habitude de s’arrêter à Trois-Rivières pour faire une pause. Quand est venu le temps de changer de carrière, de passer de la finance à la restauration, le choix s’est arrêté sur la ville qui avait lentement opéré son charme. «C’est beau ici», commente-t-il simplement. «J’ai travaillé en finance, mais j’ai grandi dans la restauration. Ma famille a opéré une dizaine de restaurants», relate le jeune restaurateur pour expliquer son changement de carrière.

Quand vient le temps d’expliquer le concept derrière son nouveau restaurant, Pizzéria ODM – comme dans organic dough master, ou maître de la pâte biologique – le chef Laksimi n’est pas avare de mots. Il raconte d’abord qu’il est allé parfaire ses connaissances à l’Italian culinary institute for foreigners, en Italie. C’est là qu’il s’est frotté à la gastronomie italienne traditionnelle. Or, quand il en parle, c’est davantage à un chimiste qu’on a l’impression d’avoir affaire. Il est ainsi question de pourcentage d’hydratation, de temps de fermentation et de savant mélange de farine. «De la farine biologique», précise le chef. On nous promet que trois types de pizza seront au menu, dont la pizza romaine qui fait un mètre de long.

Durant son séjour en Italie, M. Laksimi s’est aussi fait la main à la pâtisserie. En plus des pizzas et des pâtes, le chef entend aussi offrir à ses clients tiramisu et gelato.

«En entrant dans le restaurant, on va sentir qu’on est en Italie. Les murs sont verts, les chandails sont rouges, même la musique va être italienne», s’enthousiasme M. Laksimi. Il raconte être revenu d’Italie avec une collection de vinyles de musique traditionnelle.

Quant à la venue d’un nouveau restaurant au centre-ville de Trois-Rivières, la nouvelle est bien accueillie du côté de Patrick Dupuis, président de Trois-Rivières Centre.

«L’enjeu pour eux sera de se démarquer. Et puis tant mieux si le centre-ville de Trois-Rivières s’établit comme une destination gastronomique», avance-t-il.

Pour lui, l’ouverture récente du CECI laisse présager un regain d’achalandage au centre-ville, la bonification de l’offre augmente les chances de rétention de la clientèle dans le secteur.

«Je ne dis pas que tous les autres restaurateurs vont se réjouir de la nouvelle, mais je pense que tout le monde gagne si on a une pleine occupation au centre-ville», conclut-il.

Mettant actuellement la main aux derniers préparatifs, le nouveau restaurateur entend pour sa part accueillir ses premiers clients à la fin du mois.

Le restaurant comptera une quarantaine de places assises et offrira un service de livraison.