L’adjoint parlementaire du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Pierre Giguère, a annoncé mercredi un nouveau programme destiné à accroître les investissements dans le secteur de la transformation alimentaire pour accélérer l’automatisation et augmenter la compétitivité des entreprises.

Un nouveau programme de 75 M$

TROIS-RIVIÈRES — L’adjoint parlementaire du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Pierre Giguère, a annoncé mercredi un nouveau programme destiné à accroître les investissements dans le secteur de la transformation alimentaire pour accélérer l’automatisation et augmenter la compétitivité des entreprises.

Doté d’un budget total de 75 millions de dollars et déployé sur une période de cinq ans, soit jusqu’en 2023, ce programme, qui comporte deux volets et autant de sous-volets, s’adresse à l’ensemble des entreprises de transformation alimentaire.

«Le Centre-du-Québec compte près de 120 établissements de transformation alimentaire. L’industrie de la transformation alimentaire de la région fait face à plusieurs enjeux, dont le recrutement et la rétention de la main-d’œuvre. Ce programme permettra de soutenir ces entreprises dans leur développement, d’augmenter leur compétitivité et de remédier au manque de main-d’œuvre», a commenté le député de Saint-Maurice, qui agissait au nom du ministre Laurent Lessard, lors d’un point de presse tenu chez Fruit d’Or, à Villeroy.

Le premier volet du programme vise à soutenir la réalisation de projets de diagnostic ou de planification ayant pour objet d’améliorer la productivité de la main-d’œuvre et la compétitivité des entreprises. L’aide financière prévue est de 75 000 dollars par demandeur.

Après la planification d’une démarche vient la réalisation de projets, qui comporte deux sous-volets. Le premier, nommé Amélioration, automatisation et robotisation des procédés, encourage les entreprises à profiter des technologies pour pallier le manque de main-d’œuvre et pour améliorer les conditions de travail des employés. Une aide financière de 150 000 dollars par demandeur est accessible dans ce cas.

Le deuxième sous-volet, Implantation de systèmes de contrôle et de gestion de la qualité et implantation d’un système de certification biologique, vise à appuyer les entreprises dans l’installation de tels systèmes, qui sont indispensables pour intégrer certains marchés. Une aide de 150 000 dollars par demandeur sera accordée.

Par voie de communiqué, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard, a souligné le rôle majeur que joue la transformation alimentaire dans le développement du secteur bioalimentaire.«Les entreprises d’ici transforment plus de 70 % des produits de l’agriculture et des pêches du Québec. On m’a parlé d’efficience, de performance, de concurrence, de rareté de main-d’œuvre. Nous avons entendu le message et travaillé à trouver la meilleure avenue pour soutenir une industrie qui est bien ancrée dans la vie de tous les Québécois. Cette industrie génère des retombées économiques considérables, aussi bien en matière d’emplois que sur le plan de la valeur ajoutée, ainsi que pour le développement et la stabilité économique de nos régions», a-t-il indiqué.

Selon lui, ce nouveau programme contribue à l’atteinte de quatre des sept cibles de la politique bioalimentaire du gouvernement, soit le développement de l’agriculture biologique, les exportations, le développement durable et le soutien des investissements.

En 2017, le secteur de la transformation alimentaire a effectué des livraisons dont la valeur totale s’élève à près de 29 milliards de dollars.

Il génère plus de 69 000 emplois dans l’ensemble du Québec. Ce sont 70 % des produits marins et agricoles québécois qui sont transformés au Québec. Et parmi les 8,8 milliards de dollars d’exportations de produits bioalimentaires, 80 % constituent des aliments transformés.