Geneviève Marchand et Mathieu Normandin, de Végé Prêt à Manger.
Geneviève Marchand et Mathieu Normandin, de Végé Prêt à Manger.

Un couple à la sauce entrepreneuriale [VIDÉO]

Trois-Rivières — Dans leurs émissions télédiffusées sur les ondes de NousTV depuis déjà trois saisons, Geneviève Marchand et Mathieu Normandin font découvrir aux téléspectateurs différentes recettes où complicité rime avec simplicité. «C’est facile, si je suis capable, tu es capable», affirme sans détour celle qui a fondé Végé Prêt à Manger en 2014.

D’ailleurs, de son propre aveu, il ne s’agissait «pas tant de faire de la bouffe qu’un projet entrepreneurial». Alors qu’elle était intervenante sociale à la Maison de Connivence, Geneviève Marchand raconte qu’elle avait «beaucoup d’espace pour des projets et beaucoup d’idées». Or, voilà qu’un jour, l’idée de se lancer dans la confection de plats préparés végétariens a émergé dans son esprit, ce qu’elle a commencé à faire la fin de semaine tout en conservant son emploi.

Déjà, son conjoint Mathieu Normandin mettait la main à la pâte pour la livraison, lui qui travaille toujours comme éducateur au pavillon Bourgeois Centre de réadaptation, et ce, depuis 19 ans.

Le démarrage de Végé Prêt à Manger, un traiteur végétarien, est survenu dans un contexte où à Trois-Rivières, le Commensal avait fermé ses portes quelques années plus tôt. Et c’était aussi avant la présente vague végétarienne et végane, comme quoi le couple aura été avant-gardiste et judicieux dans son choix de commerce. Le recours aux réseaux sociaux et la création d’une page Facebook auront donné suffisamment de résultats pour convaincre Geneviève Marchand de se consacrer à temps plein à son projet.

Arrive ensuite cette opportunité, en mai 2016, d’avoir pignon sur rue au centre-ville de Trois-Rivières, soit au 573, rue Saint-Georges. «On n’a pas eu besoin d’un gros plan d’affaires. C’est à ce moment-là que mon mari s’est greffé au projet et s’implique dans presque tous les aspects de l’entreprise», confie-t-elle.

Si l’idée de départ de Végé Prêt à Manger était la préparation de repas, l’entreprise possède aujourd’hui plusieurs volets. Son activité principale reste la préparation de repas prêts à manger et de buffets, mais il est également possible de participer à des ateliers culinaires. Par exemple, le 15 février dernier, c’était l’initiation à la cuisine végétarienne. Et le 22 février prochain, l’activité aura pour titre: On cuisine en groupe.

«Nous proposons différents thèmes. Ce qui différencie Végé Prêt à Manger des autres est que tous nos repas sont végétariens ou végans. Nous offrons aussi l’option sans gluten afin de répondre à la demande grandissante pour ce type d’alimentation. L’idée n’est pas de convaincre les gens qu’il faut absolument devenir végétarien ou végétalien, loin de là, mais simplement d’offrir une autre option à leur alimentation. D’ailleurs, la majorité de notre clientèle n’est pas végétarienne. Les gens qui viennent chez nous désirent varier leurs choix alimentaires ou veulent diminuer leur consommation de viande et ne savent pas trop quoi faire. Végé Prêt à Manger répond à leurs demandes», explique Geneviève Marchand.

Si cette présence physique au centre-ville a su donner une bonne visibilité à l’entreprise, la réalisation d’émissions culinaires à la télévision communautaire l’aura fait connaître encore davantage. «On a été approché par NousTV une semaine après notre ouverture», souligne le couple.

Bref, que ce soit par la préparation de plats, les émissions de télé ou les ateliers culinaires, l’homme et la femme, âgés dans la quarantaine, disent tenter de «rendre la cuisine végétarienne accessible à monsieur madame Tout-le-Monde».

«Depuis un an, notre site web est transactionnel. C’était un projet que nous avions depuis un certain temps. Cela permet aux gens de passer leurs commandes en tout temps et de venir prendre leurs plats au moment qui leur convient. Nous sommes très fiers de notre site qui est maintenant plus complet et facile à consulter (vegepretamanger.com)», font-ils savoir tout en rappelant qu’un menu midi est disponible sur place, du lundi au vendredi, alors que le commerce est ouvert de 10 h à 17 h.

Avec leur profil de travailleurs sociaux, ils trouvent important de répondre à des besoins et en ce sens, ils n’écartent pas la possibilité de revoir le modèle d’affaires. «Les gens achètent l’entrepreneur, pas tant le produit. Mon but n’est pas de faire de la bouffe six jours sur sept, sinon, j’aurais étudié en cuisine», conclut celle qui partage avec son mari une personnalité facile d’approche pour les clients.