On retrouve sur la photo Simon Charlebois, directeur de la SADC Centre-de-la-Mauricie et président de Développement Mauricie, Johanne Caron, directrice régionale de Femmessor-Mauricie, et Sylvie Lavergne, directrice du développement et des communications à la SADC Centre-de-la-Mauricie.

Un bilan positif pour le projet Objectif croissance pour femmes entrepreneures

Le besoin de soutien, notamment pour l'accès au financement, est l'un des principaux enjeux qui sont ressortis du projet Objectif croissance pour femmes entrepreneures, dont la SACD Centre-de-la-Mauricie et Femmessor ont livré le bilan jeudi. Étalé sur deux ans et demi, ce projet visait à mieux comprendre les défis liés à la croissance des entreprises, afin de bonifier les mesures de soutien, d'accompagnement et de financement offertes, et plus particulièrement aux entrepreneures.
Deux études ont permis de cerner les problématiques. À l'automne 2015, une enquête de la Chaire de recherche UQTR sur la carrière entrepreneuriale et de l'Institut de recherche sur les PME s'intéressait aux différences entre les sexes quant aux dimensions reliées à la croissance de leur entreprise. Parmi les faits saillants de cette étude à laquelle 285 personnes ont participé, on note que les femmes en affaires travaillent en moyenne cinq heures de moins par semaine que les hommes.
On y apprend aussi que les femmes innovent un peu moins et s'estiment moins compétentes pour implanter et utiliser des nouvelles technologies ou des outils informatisés. On y observe par ailleurs que les femmes ont un peu moins d'ambition de croissance, et que leur entreprise, en fait, croît un peu plus lentement. Aussi, plusieurs ressources de soutien aux entreprises sont méconnues, et on remarque que les hommes ont davantage recours que les femmes au soutien en recherche et développement et aux fonds spécialisés.
Une autre étude de type qualitatif a été menée en mars 2016 sous la forme de groupes de discussions auxquels 84 entrepreneur(e)s ont participé. Le but était d'enrichir les constats émanant de l'étude quantitative de l'UQTR. Les femmes y ont entre autres exprimé le besoin de soutien à la croissance; elles souhaitent être «mentorées». Elles ont aussi besoin d'être soutenues dans les démarches de demandes de financement, souvent perçues comme compliquées.
Les conclusions des deux études ont été présentées lors d'une journée de réflexion réunissant 97 intervenants et entrepreneurs. Les observations ressorties de cette journée, combinées à une tournée de consultation d'intervenants économiques, ont alimenté l'élaboration d'un plan d'action encadrant six cibles et 20 actions s'adressant aux deux sexes.
Plus de détails dans l'édition du 25 août