La présentation du bilan environnemental a été effectuée jeudi en présence de Julie Lemieux, directrice générale de la SADC de la MRC de Maskinongé, Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé, et Karine Langlais, coordonnatrice du projet En route vers la carboneutralité.

Un bilan plutôt positif pour la MRC

Louiseville — Le premier bilan environnemental réalisé sur le territoire de la MRC de Maskinongé par la Société d’aide au développement des collectivités fait état d’une situation plutôt positive.

Ce premier bilan, réalisé à la suite d’une collecte d’informations menée entre l’hiver 2016 et le printemps 2017, aborde l’état de la biodiversité, de l’air, de l’eau et des sols. Selon Karine Langlais, le territoire de la MRC de Maskinongé est en santé.

«Ça va quand même bien sur notre territoire. Il y a des éléments à travailler. L’objectif est de prendre une photo de la situation pour avoir un outil de référence quand des projets vont se développer et pour voir si nos projets amèneront de l’amélioration au niveau de l’environnement», raconte Mme Langlais, biologiste et coordonnatrice du projet En route vers la carboneutralité de la MRC de Maskinongé.

La SADC a fait appel à différents organismes ayant une expertise sur le terrain (organismes de bassin versant, ministère de l’Agriculture, etc.) pour récolter les informations. Le bilan indique que six espèces de poissons, trois espèces d’amphibiens, deux espèces de reptiles, six espèces d’oiseaux et deux espèces de mammifères ont un potentiel de précarité. La tortue des bois fait partie de ces espèces.

L’indice de l’air est qualifié comme étant bon en Mauricie. Des données remontant à 2015 mentionnent que la qualité de l’air a été bonne pendant 57 % de l’année, passable pendant 40 % et mauvaise pendant 3 %.

«Le bilan pourra servir à tout le monde qui veut partir des projets avec la vision du développement durable, un concept qui commence à faire son chemin», raconte Mme Langlais.

Le bilan y va de recommandations, mais ce projet n’a pas l’objectif de taper sur les doigts de quelqu’un en particulier.

«La manière de présenter les données permet à des acteurs de prendre connaissance de leur propre impact sur l’environnement, que ce soit le secteur de l’agriculture, le secteur de l’industrie, le citoyen. On voit tout ça dans une perspective collective», ajoute Mme Langlais.

Un projet environnemental est d’ailleurs préparé par la SADC en collaboration avec la MRC de Maskinongé pour faire certains aménagements dans le parc industriel régional à la suite de l’identification d’îlots de chaleur.

Ce bilan présenté jeudi à Louiseville est le résultat d’une première phase du projet. Sa réalisation a été possible grâce à une contribution de 24 335 $ provenant de la MRC.

Le deuxième volet aborde les matières résiduelles, les gaz à effet de serre et l’adaptation aux changements climatiques. Les conclusions seront présentées au printemps 2018. Le bilan de cette phase 1 peut être consulté sur le site Internet de la SADC de la MRC de Maskinongé, à l’onglet Développement durable.