Le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, qui s’occupe entre autres de la gestion du territoire public, souhaite en effet recevoir des propositions pour la réalisation d’un projet hôtelier de catégorie quatre étoiles au lac Mékinac.

Un appel de propositions mondial pour le lac Mékinac

Trois-Rives — Conscient du potentiel récréotouristique et du charme de l’endroit, le gouvernement du Québec prend les grands moyens afin de trouver un promoteur prêt à réaliser un projet récréotouristique au lac Mékinac et lance un appel de propositions à l’échelle mondiale afin de trouver cette perle rare.

Le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, qui s’occupe entre autres de la gestion du territoire public, souhaite en effet recevoir des propositions pour la réalisation d’un projet hôtelier de catégorie quatre étoiles. Les projets proposés devront nécessiter un investissement se chiffrant entre 10 et 13 millions de dollars, dont trois millions $ qui serviront à l’aménagement d’un tronçon de route de 1,5 km. Ils doivent également s’inscrire dans des créneaux en émergence de l’industrie touristique, soit le plein air, le tourisme d’aventure ou l’écotourisme. De plus, l’hôtel devra compter un minimum de 75 chambres.

Une fois qu’il sera réalisé, le projet permettra la création de 70 à 100 emplois, sans compter ceux qui découleront des phases de planification et de construction.

Les promoteurs intéressés ont jusqu’au 2 octobre prochain pour présenter une offre détaillée en fonction des exigences établies par le Ministère. Fait à noter, c’est la première fois que le gouvernement passe par un appel de propositions afin de trouver un acquéreur pour un lot de terres publiques, plutôt que d’opter pour le processus du premier requérant. 

Un comité composé de représentants du Ministère ainsi que du milieu évaluera par la suite les projets selon une grille très précise de critères et soumettra une proposition en vue du choix définitif.

L’emplacement proposé pour la réalisation du projet couvre environ sept hectares. Il est situé sur la rive ouest du lac Mékinac, à l’embouchure du Bras-Bigué, dans les limites de la municipalité de Trois-Rives. 

Précisons qu’il ne s’agit pas du même endroit où des promoteurs avaient l’intention de construire un complexe similaire il y a une dizaine d’années. Rappelons que ce projet n’avait jamais vu le jour, et ce, même si le gouvernement du Québec avait accepté d’y participer financièrement. Plusieurs ont même qualifié de véritable saga les nombreuses étapes qu’a franchies l’idée portée initialement par le promoteur Sylvain Vaugeois, qui est décédé d’un arrêt cardiaque en 2003, avant son abandon en 2008.

Selon la ministre du Tourisme et députée de Laviolette, Julie Boulet, le Ministère étend l’appel de propositions en dehors des frontières du Québec afin d’augmenter les chances d’attirer un promoteur qui sera en mesure de développer ce coin de pays, qu’elle qualifie d’ailleurs de magnifique.

Cette dernière précise que le promoteur dont la proposition sera choisie deviendra alors locataire du terrain. Afin de garder ses droits sur ce dernier, il devra avoir investi au moins 50 % du montant du total qu’il compte injecter dans le projet après trois ans et 90 % après cinq ans. Par la suite, il pourra s’en porter acquéreur au coût de 13 000 $ par hectare.

«Le secteur du lac Mékinac représente un pôle économique et récréotouristique majeur. En plus de créer de l’emploi et de concrétiser un projet grandement souhaité et attendu dans la région, l’appel de propositions lancé représente un jalon important de la mise en valeur de ce site exceptionnel», indique Mme Boulet.

Pour sa part, le maire de Trois-Rives, Lucien Mongrain, accueille à bras ouverts cet intérêt du gouvernement à relancer ce projet, qui a créé de faux espoirs au tournant des années 2000 dans la communauté mékinoise. Il ajoute que sa localité gagnera beaucoup à avoir un tel établissement sur son territoire.

«Je suis très heureux de voir que le gouvernement s’implique de la sorte. Ils ont un très beau dossier de présentation. 

Nous avions fait faire une étude [de faisabilité] il y a environ deux ans et ça fonctionnerait», précise le maire.