Le directeur général d’IDE Trois-Rivières, Mario De Tilly, est satisfait de cette mission économique organisée en France.

Trois-Rivières et son sosie...

TROIS-RIVIÈRES — De retour d’une mission économique d’une semaine en France, à la fin du mois de juin, la délégation trifluvienne est emballée des liens tissés et des partenariats conclus avec les organisations alsaciennes.

«Mulhouse est le sosie de Trois-Rivières», se plaît à affirmer le directeur général d’Innovation et Développement économique (IDETR), Mario De Tilly, parlant d’écosystèmes comparables. Son organisme coordonnait cette mission à laquelle participaient le maire, des gens de la Ville, ainsi que des représentants du port de Trois-Rivières, de l’UQTR, du Cégep de Trois-Rivières, de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières, de Culture Trois-Rivières, du Centre de métallurgie du Québec et, évidemment, d’IDETR.

Selon M. De Tilly, la mission avait plusieurs objectifs, dont la signature d’une entente de réciprocité avec e-nov Campus et l’accélérateur numérique Km0, une ancienne friche industrielle qui sera bientôt prête à accueillir ses premiers occupants.

«Un peu à l’image de notre district entrepreneurial innovant Open, Km0 sera un véritable écosystème où les start-ups côtoieront les lofts, les commerces et le campus universitaire. Il s’agit donc d’une collaboration au potentiel extrêmement intéressant pour nous», a commenté Yves Lévesque.

Ces rencontres avec les acteurs locaux ont également permis de préparer de futurs partenariats avec Mulhouse Alsace agglomération ainsi qu’avec l’Université de Haute Alsace.

Par ailleurs, les délégués ont participé à la cérémonie de signature de la Feuille de route de la Région Grand Est à laquelle participait la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre. Ce qui officialisait l’inscription du jumelage économique entre Trois-Rivières et Mulhouse à l’intérieur du Fonds franco-québécois pour la coopération décentralisée.

Plusieurs séances de travail sur des thèmes chers aux deux villes étaient également à l’horaire, entre autres sur l’attractivité et sur les enjeux liés à la main-d’œuvre. Des visites et des activités de maillage avaient aussi été organisées avec des représentants de la Chambre de commerce et d’industries du Grand Est, le Port d’Ottmarsheim, le Pôle Véhicules du futur, l’Institut universitaire technologique de Mulhouse, le CETIM-CERMAT, Motoco, le Service culturel de Mulhouse, la Ville de Mulhouse, NSC Schlumberger, le Musée Mulhouse Sud Alsace et le Musée de l’impression sur étoffes.

Enfin, quelques représentants trifluviens ont poursuivi leur route vers Paris afin de participer à des activités de représentation et d’appuyer le groupe CEMENT, en partie trifluvien, dans le développement de ses activités internationales. Plusieurs visites et rencontres ont eu lieu, notamment à l’école d’ingénierie Arts et Métiers ParisTech, qui accueille une vingtaine d’entreprises incubées.

Ce voyage s’est déroulé sur fond de taux de chômage trifluvien à 5,2 % pour le mois de juin, une baisse de 1,1 point par rapport à la même période l’an dernier.

Même si cette situation réjouit Mario De Tilly, le taux d’activité à 59,8 % le préoccupe, même s’il est en hausse d’un point par rapport à mai 2018. Au Québec, ce chiffre est plutôt de 64,6 %.