La Fédération des chambres immobilières du Québec présentait lundi son bilan pour le 4e trimestre de 2018

Trois-Rivières en effervescence, la périphérie recule

TROIS-RIVIÈRES — Le bilan 2018 de la situation du marché de l’immobilier résidentiel présente une réalité contrastée dans la région. Si le secteur Trois-Rivières est en effervescence, ailleurs, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine notamment, le recul est parfois important. C’est du moins ce qui ressort des chiffres publiés lundi par la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

C’est en effet dans le secteur de Trois-Rivières que les ventes de propriétés résidentielles ont fait preuve du plus grand dynamisme au cours de la dernière année, avec un bond de 9 % des ventes. Celles-ci sont fortement poussées vers le haut par le mouvement dans les copropriétés et les plex (deux à cinq logements), marquant respectivement des gains en activité de 19 % et 17 % au cours des 12 derniers mois.

Le Baromètre du marché résidentiel de la FICQ du 4e trimestre fait par ailleurs état d’une hausse de 2 % de l’activité dans les secteurs regroupés de Pointe-du-Lac, Saint-Louis-de-France et Sainte-Marthe-du-Cap en 2018. L’activité dans le secteur de Trois-Rivières-Ouest marquait pour sa part un léger recul, en baisse de 1 %. Les ventes dans le secteur Cap-de-la-Madeleine reculaient de 13 %, la baisse la plus sévère dans la région. Pendant ce temps, les secteurs périphériques regroupant Bécancour, Yamachiche, Saint-Maurice, Saint-Luc-de-Vincennes et Champlain accusaient une baisse globale de 8 % par rapport à 2017.

La FCIQ souligne d’autre part que le prix médian d’une propriété unifamiliale, en hausse de 3 % par rapport à l’an passé, atteint un nouveau sommet historique dans la région, pour atteindre 154 000 $.

Selon le bilan de la FICQ, il faut en moyenne 94 jours pour vendre une unifamiliale, soit quatre jours de moins qu’en 2017. Une moyenne de 143 jours sont nécessaires pour arriver à vendre une unité en copropriété, un gain de sept jours par rapport à 2017. En revanche, il faudra patienter deux semaines de plus pour vendre un plex, soit 116 jours.

De manière générale, le marché de l’unifamiliale présente un léger avantage pour les vendeurs, tandis que le marché de la copropriété tend à favoriser les acheteurs, toujours selon la FICQ

Les chiffres de la FICQ s’appuient sur les transactions réalisées par l’entremise du système Centris, qui ne tient pas compte de l’ensemble des transactions dans un secteur. L’organisme invite ainsi à la prudence dans l’interprétation de ses chiffres, surtout quand le volume de vente est faible.