Guillaume Pham, propriétaire de Viandes Lafrance, Alexandre Ollive de Groupé Mauricie Rive-Sud ainsi que Geoff Trahan de l’entreprise Trahan Transformation du Groupe Olymel.

Transformation alimentaire: 800 emplois à combler

TROIS-RIVIÈRES — Il n’y a pas que le secteur de la restauration qui connaît d’énormes défis en ce qui concerne le recrutement de la main-d’œuvre ces dernières années. L’industrie de la transformation alimentaire doit elle aussi faire face à une pénurie que l’on tente de combler en redoublant d’ingéniosité. C’est justement pour porter ces revendications et donner du poids à ces démarches que l’organisme Groupé Mauricie Rive-Sud, qui regroupe plus d’une centaine de leaders d’affaires de la région, a présenté une étude sur le poids économique de ce secteur en Mauricie et sur la rive sud.

L’étude révèle notamment que d’ici les trois prochaines années, pas moins de 800 emplois seront à pourvoir dans cette industrie qui emploie présentement 2400 personnes dans la région. Juste du côté de Yamachiche, avec les investissements réalisés chez ATrahan Transformation, 350 nouveaux emplois seront créés d’ici les deux prochaines années, portant à 1100 le nombre d’employés dans cette entreprise.

Déjà, ATrahan ressent les effets de la pénurie de main-d’œuvre, et fait affaire avec une entreprise de Montréal pour faire venir quotidiennement 45 travailleurs par autobus pour combler les besoins. 

Des démarches sont en cours présentement avec la MRC et la chambre de commerce pour développer des initiatives afin de favoriser le recrutement de main-d’œuvre, comme le développement du logement ou encore du transport collectif afin de faciliter la vie des futurs travailleurs, explique Geoff Trahan, directeur adjoint à la production pour l’entreprise de Yamachiche, l’un des plus gros employeurs de la région.

Groupé a également entrepris des démarches récemment avec le ministre de l’Immigration David Heurtel afin de faciliter l’arrivée dans la région de travailleurs étrangers afin de pourvoir à la pénurie de main-d’œuvre.

«Actuellement, on se rend compte que l’industrie est en pleine croissance, mais le manque de main-d’œuvre fait en sorte que certains de nos entrepreneurs sont forcés de freiner leur croissance à cause du manque de personnel», fait remarquer Alexandre Ollive, directeur général de Groupé Mauricie Rive-Sud.

En Mauricie et sur la rive sud, c’est plus de 1,4 milliard de dollars par année en chiffre d’affaires que génère l’industrie de la transformation alimentaire. 

Outre la transformation de la viande et les grands abattoirs, on compte des entreprises de fabrication de saucisses, de conditionnement de poissons, des boulangeries, microbrasseries, fabricants de bonbons et chocolats, des vignobles, des producteurs d’eau de source et de boissons spécialisées, fromages, produits laitiers ainsi qu’un distillateur, en plus des entreprises de conditionnement de fruits et légumes, margarines, huiles et meuneries.