Le ministre François-Philippe Champagne.

TGF: Champagne préfère la fréquence à la vitesse

Le ministre et député de Saint-Maurice-Champlain François-Philippe Champagne a profité de son passage dans son comté, ces jours-ci, pour tenir sa réunion annuelle avec les maires et mairesses des MRC des Chenaux et de Mékinac. Il a aussi discuté avec le maire de Trois-Rivières afin de connaître les enjeux qui préoccupent les élus de sa circonscription. Il semble que la téléphonie cellulaire et Internet haute vitesse fassent partie des principaux enjeux dans les deux MRC.

Quant à la Ville de Trois-Rivières, c’est évidemment les questions du train à haute fréquence de même que l’aéroport qui sont ressorties de la conversation entre le maire Yves Lévesque et le ministre.

L’idée de relier Québec et Montréal par un monorail suspendu à grande vitesse, comme l’a relancée récemment le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, n’emballe pas nécessairement le ministre Champagne.

«J’aime voir grand, mais si l’on regarde de façon réaliste, on doit voir que l’offre qui est proposée aujourd’hui c’est un train à haute fréquence. C’est ce que Via Rail a privilégié pour desservir le corridor Québec-Windsor», rappelle M. Champagne.

«Je reprends un peu la proposition de Via Rail qui est un train à haute fréquence. Ce qu’on sait des études qui ont été réalisées, c’est la question de la fréquence. Pour avoir vécu en Europe, c’est la régularité et la fréquence qui font qu’on prend le train. Le délai est moins important que la fréquence. Ce qui compte, ce n’est pas d’avoir un train seulement le matin ou l’après-midi. Plus de fréquence permet la flexibilité», estime le ministre.

«Je pense que la haute fréquence privilégiée par Via Rail est la bonne (solution)», dit-il.

«Ce que j’ai toujours dit, c’est qu’on doit parler tous d’une voix, tous les élus de la Mauricie», ajoute M. Champagne.

Le ministre précise qu’il est en faveur d’une telle infrastructure à cause de ses retombées économiques et récréotouristiques. «Ça nous rapprocherait des deux grands pôles que sont Québec et Montréal», fait-il valoir.

«Je serai toujours là pour appuyer (le projet) parce que c’est vraiment un outil de développement», plaide M. Champagne.