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Le président fondateur de Duvernois inc., Nicolas Duvernois.
Le président fondateur de Duvernois inc., Nicolas Duvernois.

Télétravail et désinfectant pour les mains: Nicolas Duvernois dévoile ses recettes pandémiques

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
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Trois-Rivières — «Se réinventer, ce n’est pas un geste, c’est un état d’esprit.» Voilà l’un des nombreux messages qu’a lancés le fondateur de Pur Vodka, Nicolas Duvernois, aux membres de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières lors du dernier Grand déjeuner d’affaires Cogeco.

Et le président de Duvernois inc. n’aura pas échappé aux bouleversements provoqués par la pandémie. Non seulement a-t-il été propulsé personnellement dans le télétravail, mais son entreprise a pris un virage inattendu en lien avec la COVID-19.

«Après une dizaine d’années en affaires, on a une belle entreprise qui a le vent dans les voiles. Et le 12 mars arrive... », a-t-il rappelé. Déjà, dans les semaines précédentes, au début de 2020, le dragon avait vu les premiers effets du coronavirus sur ses marchés asiatiques et européens.

Selon lui, il fallait donc changer son état d’esprit, sa manière de réfléchir. «On rentre en guerre. Nous-mêmes, on était dans une incertitude totale. On avait déjà été frappé durement en perdant presque la totalité de nos ventes à l’étranger. Quand les restaurants ont fermé, on a perdu la totalité de ça. Et sans festivals ni rassemblements, on a perdu une grosse partie de notre business», a-t-il avoué.

C’est le 18 mars qu’il aura eu un éclair de génie. Dans la même journée, à la lumière de discussions avec des gens de la SAQ et de l’hôpital Sainte-Justine, Nicolas Duvernois apprend qu’il y a un manque de Purrell. Le soir, au bulletin de nouvelles d’une chaîne américaine, on rapporte le même phénomène dans un centre hospitalier.

Ce qui le pousse alors à faire une recherche sur les désinfectants pour les mains. C’est alors qu’il s’aperçoit que l’alcool fait partie des ingrédients pour en fabriquer. Malgré l’heure tardive, il texte son bras droit aux finances, Pier-Alexandre Corriveau-Larochelle, pour s’informer de l’inventaire en alcool.

Moins d’un an plus tard, le duo aura produit des centaines de milliers de litres de désinfectant, à un point tel qu’à la fin de 2020, cela représentait plus de 30 % du chiffre d’affaires de l’entreprise.

«On cherchait une manière de faire partie aussi de ce combat-là. On avait trouvé notre cause», souligne Nicolas Duvernois.

Réussir son télétravail

En plus de relever les défis pandémiques de l’entreprise, le conférencier a dû s’adapter au télétravail. Au début, la perspective de passer du temps chez lui, en famille, pendant une couple de semaines, lui souriait, alors qu’il avait l’habitude de parcourir la planète à l’année.

Toutefois, il a vite regretté de ne pas avoir voulu de bureau fermé à la maison, trois ans avant la COVID-19. «Mon défi, c’était de rester humain dans un monde virtuel. J’ai commencé au sous-sol avant de m’installer au troisième étage», se plaît-il à raconter.

Or, voilà que son salon était presque devenu une salle de montre de supports à désinfectant. «Je recevais tout à la maison. Je ne me sentais bien nulle part. J’avais besoin d’une frontière entre le bureau et la maison, d’une forme de routine. Ma première expérience de télétravail a vraiment été un échec pour moi», a-t-il reconnu, une semaine après que sa conjointe lui eut fait savoir qu’elle ne voulait plus qu’il travaille à domicile.

C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’est né son livre ayant pour titre Réussir son télétravail, pour lequel il a consulté différents experts comme, par exemple, au niveau ergonomique et psychologique.

«Aujourd’hui, je vis très bien avec le télétravail. J’ai fait des changements drastiques dans ma vie. J’ai recommencé l’entraînement, ce qui m’a redonné une énergie folle en plus de me faire perdre 25 livres», a révélé l’homme de 40 ans.

À son avis, le télétravail, «ce n’est pas à prendre à la légère». «Travaillons plus intelligemment. C’est important d’apprendre à se connaître professionnellement», a-t-il conclu.