Taux de chômage à 5,4 %

Trois-Rivières — En mars dernier, le taux de chômage atteignait 5,4 pour cent à Trois-Rivières, pour une faible hausse de 0,1 point par rapport à février 2019. Il s’agit d’un résultat identique à celui du mois correspondant l’année passée. En Mauricie, le taux de chômage était de 4,1 pour cent le mois dernier, également pour un maigre bond de 0,1 point. Il s’agit toutefois d’une baisse de 1,7 pour cent comparativement au mois de mars 2018.

«La participation au marché du travail de la Mauricie s’est accrue en mars étant donné que la population active a progressé de 1,3 %, tandis que le taux d’activité s’établissait à 57,4 %, en hausse de 0,8 point de pourcentage comparativement à février», explique le porte-parole de Services Québec en Mauricie, Bertrand Barré.

Ainsi, la population active régionale s’établissait à 129 400 personnes en mars 2019, une hausse de 11 900 ou de 10,1 % depuis un an. Le taux d’activité affichait une hausse de 5,3 points de pourcentage comparativement à mars 2018.

Dans la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières, le marché du travail comptait, en mars 2019, 75 500 personnes en emploi, soit 1100 de plus que le mois précédent, pour une croissance de 1,5 %.

Par ailleurs, la participation au marché du travail métropolitain s’est accrue, le taux d’activité augmentant de 0,9 point de pourcentage pour se chiffrer à 59,2 % en mars 2019.

Au quatrième trimestre de 2018, le nombre de postes vacants en Mauricie se chiffrait à 2820, affichant une augmentation de 910 postes et signifiant une variation de 47,6 % par rapport au quatrième trimestre de 2017. Le salaire horaire moyen de ces emplois était de 17,65 $.

«L’allongement du temps requis pour combler les postes vacants confirme que les entreprises éprouvent des difficultés de recrutement, dans un contexte où le marché du travail a rarement été aussi favorable aux travailleurs. En effet, 17 565 des 117 980 postes vacants au quatrième trimestre de 2018 l’étaient depuis 90 jours ou plus, en hausse de 48 %», souligne l’adjoint exécutif à la direction régionale.

Les secteurs de la fabrication, des soins de santé et de l’assistance sociale, du commerce de détail, de l’hébergement et de la restauration et des services professionnels scientifiques et techniques comptaient ensemble pour 57 % des postes vacants au quatrième trimestre de 2018.

Seulement vendredi, pas moins de 1914 offres d’emploi étaient signalées sur Placement en ligne d’Emploi-Québec, dont 1150 uniquement à Trois-Rivières.

Après avoir entamé l’année avec deux mois de gains au chapitre de l’emploi, l’économie canadienne a éliminé 7200 postes en mars, mais cela ne l’a pas empêché de connaître son meilleur trimestre de création d’emplois depuis la fin de 2017, a indiqué vendredi Statistique Canada.

La plus récente enquête de l’agence fédérale sur la population active a révélé que le taux de chômage était resté stable à 5,8 pour cent le mois dernier.

Le déclin enregistré en mars fait suite à la création mensuelle nette de 66 800 emplois en janvier et de 55 900 en février – la meilleure séquence de deux mois pour commencer une année depuis 1981.

L’augmentation de l’emploi au cours des trois premiers mois de 2019 a été la plus vigoureuse pour un trimestre depuis celui des derniers mois de 2017.

«La fête devait prendre fin à un moment donné, parce que les données sur l’emploi au Canada ont dépassé d’autres indicateurs de la croissance économique, ce qui fait que le modeste repli de l’emploi en mars n’est pas très étonnant», a observé l’économiste en chef de la Banque CIBC, Avery Shenfeld.

Toute baisse prolongée de l’emploi serait un sujet de préoccupation pour le Canada, où l’emploi a été l’un des rares atouts récurrents dans une économie qui a montré des signes de ralentissement ces derniers mois.

Depuis mars 2018, le Canada a créé 331 600 emplois, soit une augmentation de 1,8 pour cent, a précisé le rapport de Statistique Canada.

La disparition de 6400 emplois à temps plein est à l’origine de la majeure partie de la baisse enregistrée le mois dernier, a précisé l’agence.

Le nombre de postes d’employés dans le secteur privé a diminué de 17 300 le mois dernier, tandis que les postes du secteur public ont augmenté de 4200 et que le nombre de travailleurs autonomes a augmenté de 6000.

L’emploi chez les femmes âgées de 25 à 54 ans a connu une baisse de 47 600 postes, ce qui correspond à sa plus forte baisse d’un mois à l’autre depuis 1976, année où ces données ont commencé à être colligées.

La croissance annuelle du salaire horaire moyen pour l’ensemble des employés a été de 2,4 pour cent en mars, contre 2,3 pour cent en février. Pour les employés permanents, les salaires ont augmenté de 2,3 pour cent, contre 2,25 pour cent précédemment.

De nombreux experts s’attendaient à ce que l’étonnante vague de création d’emplois du début d’année ralentisse. Selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon, les économistes s’attendaient en moyenne à un gain de 1000 emplois.

L’emploi a progressé en Saskatchewan, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard, alors qu’il est resté essentiellement stable dans les autres provinces.

Au Québec, l’emploi a peu varié en mars, aussi bien par rapport au mois précédent que par rapport à 12 mois plus tôt. Le taux de chômage était de 5,2 pour cent.

Au Nouveau-Brunswick, le nombre d’emplois s’est accru de 3100, alors que le taux de chômage a diminué de 0,6 point de pourcentage, passant à 7,9 pour cent. L’emploi a augmenté de 5300 dans la province depuis mars 2018.