Taux de chômage à 5,4 %

Trois-Rivières — L’économie canadienne a enregistré en novembre sa plus grande perte d’emplois mensuelle depuis la crise financière, ce qui a également fait grimper le taux de chômage, a indiqué vendredi Statistique Canada. Et cette hausse n’a pas épargné la région alors que la Mauricie a vu son résultat mensuel grimper de 1,5 %, pour atteindre 6,8 % tandis qu’à Trois-Rivières, le niveau est de 5,4 %, à la suite d’un faible bond de 0,2 point. Statistique Canada a annoncé vendredi que l’économie avait perdu 71 200 emplois le mois dernier et que le taux de chômage avait augmenté de quatre dixièmes de point de pourcentage pour atteindre 5,9 pour cent, son niveau le plus élevé depuis août 2018, alors qu’il s’était élevé à 6,0 pour cent.

L’emploi régional se chiffrait à 117 500 en novembre 2019, en baisse de -0,9 % comparativement au mois d’octobre 2019. Cela représente une diminution de 1100 postes de travail.

La participation au marché du travail de la Mauricie s’est accrue en novembre considérant que la population active a augmenté de 0,7 % pour s’établir à 126 100 personnes. Le taux d’activité s’établissait à 55,9 %, en croissance de 0,4 point de pourcentage comparativement à octobre, alors que le taux d’emploi diminuait à 52,1 %, en baisse de -0,4 point de pourcentage.

«Comparativement au même mois en 2018, la Mauricie comptait, en novembre 2019, 4300 personnes en emploi de moins, ce qui représente une baisse de -3,5 %», précise Bertrand Barré, adjoint exécutif et responsable des communications à la Direction régionale de Services Québec de la Mauricie.

Quant au marché du travail trifluvien, il comptait, en novembre 2019, 75 200 personnes en emploi, soit 1000 de plus que le mois précédent, pour une hausse de 1,3 %. La participation au marché du travail métropolitain s’est accrue, le taux d’activité augmentant de 0,9 point de pourcentage pour se chiffrer à 58,8 % en novembre 2019. Pour sa part, le taux d’emploi était en croissance de 0,8 point de pourcentage pour se chiffrer à 55,6 %.

On comptait 500 personnes en emploi en moins au sein du marché du travail métropolitain en novembre 2019 en comparaison au mois de novembre 2018. À l’instar de la population active, le taux d’activité a connu une diminution depuis un an dans la région métropolitaine de Trois-Rivières. Ainsi, le nombre de personnes actives a diminué de 500 ou -0,6 % à l’échelle trifluvienne tandis que le taux d’activité a diminué de -0,6 point depuis un an, signe d’une participation moindre au marché du travail régional.

«En date du 6 décembre 2019, on dénombrait 1453 offres d’emploi dans la région de la Mauricie, dont 834 sur le territoire de Trois-Rivières», a mentionné M. Barré.

En ce qui concerne les résultats nationaux, les économistes s’attendaient en moyenne à un gain de 10 000 emplois et au maintien du taux de chômage à 5,5 pour cent, selon l’entreprise de données sur les marchés financiers Refinitiv.

La perte d’emplois était attribuable tant à une diminution des emplois à temps plein qu’à une baisse de ceux à temps partiel. Le nombre d’emplois à temps plein a diminué de 38 400, tandis que l’emploi à temps partiel a chuté de 32 800.

Le secteur de la production de biens a perdu 26 600 emplois au cours du mois, alors que le nombre d’emplois dans le secteur de la fabrication a diminué de 27 500 et que le secteur des ressources naturelles en a perdu 6500.

Entre-temps, le secteur des services a perdu 44 400 emplois, alors que le nombre d’emplois dans les administrations publiques a diminué de 24 900 en novembre.

Sur le plan régional, le Québec a perdu 45 100 emplois en novembre en raison d’une baisse dans le secteur de la fabrication ainsi que dans celui des services d’hébergement et de restauration. L’Alberta et la Colombie-Britannique ont toutes deux perdu 18 200 emplois.

Par rapport au mois de novembre de l’année dernière, l’économie a créé 293 000 emplois.

Le rapport sur l’emploi faisait suite à la décision prise plus tôt cette semaine, par la Banque du Canada, de maintenir son taux d’intérêt directeur à 1,75 pour cent, où il se trouve depuis plus d’un an.

En rendant sa décision, la banque centrale a souligné que l’économie canadienne avait bien résisté malgré les incertitudes mondiales causées par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.

La Banque du Canada s’est distinguée de bon nombre de ses homologues internationaux qui ont décidé de réduire les taux et d’assouplir leur politique monétaire en réponse à la faiblesse de l’économie mondiale. La Réserve fédérale américaine a réduit son taux directeur trois fois cette année.

Avec La Presse canadienne