La Fédération de l’industrie manufacturière affiliée à la CSN croit que si les États-Unis refusent de lever le tarif de 10 % récemment imposé à l’aluminium canadien.
La Fédération de l’industrie manufacturière affiliée à la CSN croit que si les États-Unis refusent de lever le tarif de 10 % récemment imposé à l’aluminium canadien.

Tarif sur l’aluminium: la CSN suggère de répliquer en utilisant l’ACEUM

La Presse canadienne
PC
La Fédération de l’industrie manufacturière affiliée à la CSN croit que si les États-Unis refusent de lever le tarif de 10 % récemment imposé à l’aluminium canadien, le gouvernement du Canada devrait mettre fin temporairement à l’ouverture prévue dans l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) pour les produits laitiers et ceux placés sous l’égide du système de la gestion de l’offre.

Le syndicat qui dit être présent dans l’industrie québécoise de l’aluminium croit qu’un retour temporaire à une gestion de l’offre d’avant l’ACEUM aurait un impact important dans les États agricoles comme le Wisconsin qui, rappelle-t-il, sont des cibles électorales importantes pour le président Donald Trump.

Michel Desbiens, président du Syndicat national des employés de l’aluminium de Baie-Comeau-CSN, ajoute que si le Canada ne peut plus compter sur son allié de toujours, il doit prendre les moyens pour forcer les États-Unis à régler ce conflit injustifié.

La Fédération de l’industrie manufacturière soutient que la baisse du prix mondial de l’aluminium s’explique dans une large mesure par la Chine qui inonde le marché nord-américain de son aluminium transité par le Mexique, un pays qui en produit très peu.

Le syndicat rappelle que l’Accord Canada-États-Unis-Mexique prévoit 70 % d’aluminium nord-américain dans la production d’automobiles. L’arrivée importante d’aluminium chinois par le Mexique compromet cet objectif et met en danger la sécurité de l’approvisionnement nord-américain, selon la Fédération.