La station de filtration des eaux du lac à la pêche alors qu’elle était encore en construction.
La station de filtration des eaux du lac à la pêche alors qu’elle était encore en construction.

Station de filtration des eaux du lac à la Pêche: un contrat de 117 000 $ octroyé sans appel d’offres

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Le maire de Shawinigan, Michel Angers, a récemment utilisé un pouvoir discrétionnaire qui lui est conféré par la Loi sur les cités et villes pour accorder un contrat de 117 000 $ sans appel d’offres à l’entreprise Amnor Industries pour des travaux à la suite d’un déversement en lien avec une problématique survenue à l’usine de filtration des eaux du lac à la Pêche.

En raison d’une potentielle toxicité du rejet d’eaux de procédé à l’exutoire de la station, le maire et les spécialistes du service de l’ingénierie ont convenu que ces déversements devaient cesser le plus tôt possible. Étant donné qu’il s’agissait d’un cas de force majeure qui demandait une intervention rapide, le maire a donc pris cette décision en vertu de l’article 573.2 de la Loi sur les cités et villes.

«La première action faite par le service de l’ingénierie a été de vidanger les différents bassins de décantation et d’égalisation des rejets. Il s’agissait de travaux urgents à l’été et il n’y avait pas de séance du conseil, alors je me suis permis d’aller de l’avant selon l’article 573.2. Le ministère de l’Environnement collabore avec nous pour trouver des solutions», soutient le maire.

L’entreprise ayant obtenu le contrat devrait, selon la Ville, être en mesure d’effectuer les travaux au cours des prochaines semaines.

Rappelons que la construction de cette usine de traitement des eaux a nécessité un investissement se chiffrant à une quarantaine de millions de dollars. Les installations sont opérationnelles depuis le début de 2020, mais sont encore en période de rodage.

Ce chantier s’inscrivait dans les importants travaux, qui incluaient également la construction d’une station de filtration au lac des Piles, afin de rendre le réseau d’approvisionnement en eau potable de Shawinigan conforme aux normes gouvernementales découlant du Règlement sur la qualité de l’eau, adopté en 2001 à la suite de la tragédie de Walkerton. L’enveloppe totale pour les infrastructures d’approvisionnement en eau potable avait été établie à 64 millions $, somme qui correspondait aux coûts admissibles de cet investissement financé à 75 % par Québec et Ottawa.