Rachel Frigon et Pierre-Yves Rousselle, présidents d’honneur de cette troisième édition du Startup weekend, en compagnie du coordonnateur de l’événement, Roland Garceau.

Startup weekend: un intérêt qui s’accroît

SHAWINIGAN — Le DigiHub de Shawinigan recevra, les 16, 17 et 18 novembre, la troisième édition du Startup weekend, ce marathon de 54 heures au cours duquel des alliances se créent pour former un projet d’entreprise. Le comité organisateur s’attend à établir un record en 2018, puisque la moyenne habituelle de 70 participants est déjà atteinte.

«On sait que traditionnellement, la dernière semaine est importante en ce qui concerne les inscriptions», rappelle François St-Martin, membre du comité organisateur. «On s’est fixé un maximum de 100 participants.»

Le concept s’intègre très bien au développement de la culture entrepreneuriale de Shawinigan. «Les gens présentent des idées d’entreprises, se regroupent et travaillent tout un long du week-end sur leur projet», explique M. St-Martin. «Le dimanche soir, ces projets sont présentés à un jury». Des prix totalisant 15 000 $ sont attribués à la conclusion du Startup weekend.

Le cheminement de l’entreprise Rum&Code est souvent cité comme exemple des retombées concrètes de cet événement. En 2015, les trois fondateurs avaient participé à la première édition à Shawinigan. Ils avaient remporté le prix coup de cœur et lorsqu’ils s’étaient inscrits au même événement à Trois-Rivières, les racines de l’entreprise avaient vraiment germé.

«Tant mieux si des projets mènent à la création d’une entreprise», reconnaît M. St-Martin. «Nous n’avons pas de statistiques officielles là-dessus. On sait que le succès ne se mesure pas nécessairement de l’entreprise qui découle d’un projet présenté, mais plutôt au goût que ça a donné aux participants de se lancer en affaires. Des gens poursuivent et pas nécessairement à partir du projet qu’ils avaient développé pendant le Startup weekend. Ils font aussi des rencontres. Les équipes sont formées de gens de différentes disciplines qui travaillent ensemble sur des projets.»

Cette année, la présidence d’honneur a été attribuée au couple formé de Rachel Frigon et Pierre-Yves Rousselle, propriétaires d’Attractif, qui amorcera sous peu sa troisième année d’existence. Des exemples concrets de jeunes audacieux qui ont décidé de plonger vers l’inconnu en créant leur entreprise.

«Pour nous, Attractif est toujours un startup», fait remarquer M. Rousselle. «Nous connaissons très bien les émotions que les jeunes vont vivre pendant ce week-end: frustration, bonheur, peine... J’ai tout vu ça l’an passé, en tant que coach. On le vit encore comme entrepreneurs: c’est une montagne russe d’émotions!»

Le gros avantage de cette intense immersion, c’est de goûter à l’entrepreneuriat «sans mettre sa maison en garantie», sourit M. Rousselle. En fait, le concept séduit les deux partenaires au point où Mme Frigon songeait elle-même à s’inscrire avant qu’elle soit sollicitée comme présidente d’honneur.

«Un entrepreneur, c’est entrepreneur tout le temps!», sourit-elle. «Des projets, nous en avons mille et un. En regardant la formule, j’avais le goût de me monter un club pour lancer ce que j’ai en tête, un petit à-côté pour le plaisir! J’étais plus dans le loisir, avec d’autres entrepreneurs que j’aime et qui m’animent. Dans un Startup weekend, on grandit avec les qualités des autres.»

Habituellement, l’événement regroupe surtout des participants issus des communications, des sciences et technologies, de l’informatique, de la finance et la gestion ainsi que du graphisme. Le vendredi soir, ils lancent leurs idées et tentent de former des équipes pour réaliser divers projets. Le reste du week-end est consacré à l’élaboration et à la participation à des conférences, jusqu’à la présentation du dimanche en fin de journée. Cette année, le jury est composé de Ian Bussière (Rum&Code), Francis Grenier (Desjardins), Maude Labrosse (DigiHub), Véronique Buisson (La Philanthrope), Rachel Frigon et Pierre-Yves Rousselle (Attractif).

De nombreux partenaires rendent possible cette troisième édition. La première s’était déroulée en 2015, mais elle avait été annulée l’année suivante, en raison d’un nombre insuffisant d’inscriptions. Le concept a été repris dès 2017.