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La période des Fêtes, qui compte pour 20 % de l’achalandage total de la saison, était déjà éprouvée à cause du contingentement forcé par la COVID. Le manque de neige ne fait qu’empirer la situation.
La période des Fêtes, qui compte pour 20 % de l’achalandage total de la saison, était déjà éprouvée à cause du contingentement forcé par la COVID. Le manque de neige ne fait qu’empirer la situation.

Situation précaire dans les stations de ski

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
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Le déluge de Noël ajoute au début de saison déjà difficile vécu par l’industrie du ski en raison de la pandémie. Au mieux, la moitié des pistes sont praticables. Au pire, les stations demeurent fermées.

«La pluie du 25 décembre nous a coupé les jambes. Il nous restait trois pistes. Nous étions sur la terre.» Ce n’est pas le cadeau qu’attendait le directeur du Massif de Charlevoix. La pluie qui s’est abattue, jusqu’à 150 millimètres par endroits, a forcé la fermeture temporaire des stations, le temps de redémarrer les canons à neige. 

«On a réussi à redémarrer la machine, rouvrir et à offrir le maximum de pistes», ajoute André Roy. En date du 4 janvier, la situation s’est améliorée avec 17 pistes sur 53, soit 30 % du domaine skiable. Rien d’enviable en ce début janvier.

Si le bilan varie d’une région à l’autre, la neige n’est pas plus blanche chez le voisin. «Certaines stations ont connu un début de saison catastrophique avec des reports d’ouverture et demeurent fermées faute de neige», explique Josée Cusson, directrice du marketing et des communications de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ). 


« La pluie du 25 décembre nous a coupé les jambes. Il nous restait trois pistes. Nous étions sur la terre »
Le directeur du Massif de Charlevoix, André Roy

Dans l’Est-du-Québec, seules les stations du Mont Saint-Mathieu et de Pin rouge sont ouvertes. Le Mont-Comi ouvrira deux pistes ce mercredi. Plus près de Québec, le Mont-Grand-Fonds dans Charlevoix offre quatre pistes et le Massif du sud dans Chaudière-Appalaches, seulement trois. Ce sont pourtant deux stations réputées pour l’abondance de leur neige naturelle.

La période des Fêtes, qui compte pour 20 % de l’achalandage total de la saison, était déjà éprouvée à cause du contingentement forcé par la COVID. Le manque de neige ne fait qu’empirer la situation.

La période des Fêtes, qui compte pour 20 % de l’achalandage total de la saison, était déjà éprouvée à cause du contingentement forcé par la COVID. Le manque de neige ne fait qu’empirer la situation.

Par exemple, Le Massif de Charlevoix fixe le nombre maximal de skieurs à 2500 par jour en fonction de la capacité réduite des remontées mécaniques. Si la totalité du domaine skiable était ouverte, la station pourrait vendre plus de billets journaliers sans créer des files d’attente interminables comme ç’a été le cas deux jours pendant les Fêtes.

Pour Michel Ryan, président du conseil d’administration de l’ASSQ et président du Mont Sutton, ces files donnent une fausse impression qu’il y a plus de skieurs qu’à l’habitude alors que la capacité d’accueil des stations est réduite de 33 % à 50 %. 

«Contrairement à une saison normale où la clientèle prend des pauses pour se réchauffer ou encore profiter des installations pour prendre un bon repas, les gens demeurent presque en tout temps à l’extérieur pour profiter du plein air, ce qui a comme impact de prolonger les files d’attente aux remontées mécaniques», commente-t-il. 

Maintenant, les stations misent sur janvier et février pour réduire les pertes anticipées. Ces deux mois comptent pour 40 % du chiffre d’affaires total de la saison. Mais comme dit André Roy : «Il faudra un coup de pouce de Dame nature». Il faut remonter à la saison 2015-2016 pour revoir un début de saison rendu difficile par la météo.