Maxime Bernier

Sirop d'érable: Bernier en faveur d'une intervention d'Ottawa

Maxime Bernier ne craint pas de froisser le gouvernement du Québec en s'immisçant dans le dossier du contingentement du sirop d'érable dans la province.
Selon le candidat au leadership du Parti conservateur du Canada (PCC), les acériculteurs québécois devraient avoir le droit d'exporter librement leur sirop d'érable. À l'heure actuelle, la production au Québec est soumise à un système de gestion de l'offre, et la mise en marché doit obligatoirement se faire par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ).
En conférence de presse mardi, M. Bernier a exhorté le premier ministre Justin Trudeau à abolir un décret qui étend les pouvoirs de la FPAQ quant à la commercialisation du sirop et de l'eau d'érable sur les marchés provinciaux et internationaux.
À ses yeux, le gouvernement fédéral «ne devrait pas se gêner» pour agir de la sorte, puisque la Constitution du Canada garantit la liberté de commerce entre les provinces.
À ses côtés, se trouvait l'acéricultrice Angèle Grenier, qui demande à la Cour suprême du Canada d'entendre sa cause. La FPAQ lui réclame des centaines de milliers de dollars pour avoir exporté elle-même son sirop à l'Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick, ce qui contrevient aux règles.
Au début de course à la chefferie, M. Bernier s'était attiré les foudres de plusieurs agriculteurs en prenant position contre le système de gestion de l'offre qui prévaut actuellement au pays pour les oeufs, le lait et la volaille.