Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Shawinigan: entente avec les cadres et des non-syndiqués

La Ville de Shawinigan s'apprête visiblement à annoncer des ententes avec plusieurs de ses employés au cours des prochains jours. Un premier signal a été envoyé lors de la dernière assemblée publique, lorsque le conseil municipal a approuvé une entente de cinq ans avec son personnel cadre et certains employés non syndiqués.
Ce nouveau contrat de travail couvre la période du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2019. Il prévoit un gel de salaire pour la première année, des hausses de 2 % en 2016 et en 2017 et des augmentations équivalentes à l'indice des prix à la consommation pour 2018 et 2019, avec un minium de 2 % pour chaque année. Environ 45 personnes sont touchées par cette entente, principalement des cadres intermédiaires et des directeurs de services.
«Quand je regarde ce qui se passe ailleurs, à 8 % d'augmentation sur cinq ans, je considère que nous sommes en deçà de la plupart des municipalités», commente le maire, Michel Angers.
En juin 2016, la Ville avait annoncé la signature d'un contrat de trois ans avec le Syndicat des pompiers et pompières du Québec, section locale de Shawinigan. L'entente couvrait toutefois les années 2014, 2015 et 2016; elle est donc déjà échue.
Les cols bleus et les cols blancs doivent aussi faire preuve de beaucoup de patience dans ce processus. Leurs conventions collectives sont terminées depuis le 1er janvier 2015.
M. Angers semble toutefois confiant d'annoncer très prochainement une entente avec le Syndicat des cols bleus de la Ville de Shawinigan, qui représente quelque 140 employés. 
«Ça s'en vient bientôt; on finalise les textes», confie-t-il. En fait, une entente de principe est survenue l'automne dernier entre ces parties, mais il fallait régler certains éléments liés au fonds de retraite avant d'officialiser la nouvelle convention collective, d'une durée de cinq ans également. Dès le retour de vacances du président du syndicat, Alain Thiffault, les deux parties devraient confirmer l'entente.
Du côté des cols blancs toutefois, les membres devront patienter encore un peu. Le président de ce syndicat, Styve Morand, indique que le processus de négociation fait du surplace depuis six mois.
«Nous n'avons pas eu de rencontre depuis novembre», commente-t-il. «En raison des régimes de retraite et du projet de loi 110 (sur le régime de négociation des conventions collectives dans le secteur municipal), ça a été retardé. L'employeur voulait régler les régimes de retraite, les cols bleus et après, il négociera avec nous.»
M. Morand, qui représente une centaine d'employés en plus d'une vingtaine de brigadiers scolaires et d'une trentaine de temporaires, s'attend à obtenir des dates de rencontre très bientôt. «Dès que ce sera signé avec les cols bleus», prévoit-il.
«On commence à avoir hâte de recommencer à négocier pour arriver à une entente avant les élections, si possible.»