Services d’aéronefs AAR déjà en mode recrutement

Trois-Rivières — Quatre mois après l’acquisition de Premier Aviation à Trois-Rivières, l’entreprise mondiale AAR est déjà en mode recrutement pour répondre à la demande. D’où cette campagne pour tenter de dénicher une soixantaine de candidats qui s’ajouteront aux quelque 330 employés actuels.

Il s’agit d’emplois spécialisés et non spécialisés, à temps plein ou partiel, pour des postes de commis à la saisie de données, journalier, machiniste, peintre préparateur, technicien d’intérieur d’aéronefs, technicien en entretien d’aéronefs, gardien de sécurité, technicien en informatique, planificateur technique, auditeur en assurance qualité et contrôle qualité.

«Avec d’importants contrats en main, c’est un avenir sécuritaire qu’offre AAR Trois-Rivières à ses futurs collaborateurs, et ce, dans divers domaines qui touchent le monde de l’aviation», a fait savoir mardi le vice-président des opérations, Stéphane Rochette.

Dans son offensive de séduction, Services d’aéronefs AAR reçoit l’appui d’Innovation et Développement économique (IDE) Trois-Rivières, dont l’une des priorités est la mise en valeur de la Ville auprès d’employeurs potentiels.

«Trois-Rivières est de plus en plus appréciée des travailleurs, et particulièrement des milléniaux. Nous promettons un niveau de vie supérieur à ce qu’on retrouve ailleurs. Chez nous, une résidence familiale coûte en moyenne 163 000 dollars et les Trifluviens passent de la maison au boulot en 20 minutes, souvent moins, deux arguments de vente particulièrement forts. On connaît également une belle effervescence économique et culturelle», a indiqué le directeur général d’IDETR, Mario De Tilly. «De beaux atouts pour convaincre les travailleurs de prendre le temps de découvrir la Ville, et éventuellement de la choisir», renchérit celui qui se dit «extrêmement heureux» de pouvoir compter sur un tel partenaire de calibre international.

En septembre 2007, deux des quatre centres de Premier Aviation, situés à Trois-Rivières et Windsor, passaient aux mains d’AAR. Au même moment, on annonçait la signature d’une entente d’une valeur de 500 millions de dollars avec Air Canada.

Une entente de dix ans a donc été signée pour la maintenance des cellules des appareils à fuselage étroit A319, A320 et A321 d’Airbus d’Air Canada. Et une nouvelle entente de cinq ans a été conclue pour les appareils E190 d’Embraer d’Air Canada.

On estimait alors qu’il fallait près de 350 mécaniciens d’aéronefs pour mener les travaux sur la flotte de 125 appareils à fuselage étroit d’Air Canada.

Se rajoutant à celles du Canada, le réseau primé d’AAR compte des installations à Indianapolis (Indiana), à Miami (Floride), à Oklahoma City (Oklaoma), à Duluth (Minnesota) et à Rockford (Illinois). À ces emplacements, AAR offre des services de maintenance, de réparation et de révision de premier ordre aux exploitants d’aéronefs régionaux, d’aéronefs à fuselage étroit et de gros porteurs. AAR est le plus important fournisseur de services de MRR des Amériques et le troisième à l’échelle mondiale.

On retrouve Stéphane Rochette, vice-président des opérations à Trois-Rivières, Brian Lomer, directeur général pour AAR à Miami et Duluth, et Mario De Tilly, directeur général d’IDE Trois-Rivières.

AAR est une entreprise mondiale de solutions sur le marché secondaire comptant plus de 5000 employés dans au moins 20 pays. Établie à Wood Dale (Illinois), AAR offre des services aéronautiques à des clients commerciaux et gouvernementaux dans plus de
100 pays, par l’intermédiaire de deux secteurs d’exploitation: les services aéronautiques et les services d’expédition. Les services aéronautiques offerts par AAR comprennent la gestion des stocks, l’approvisionnement en pièces, la distribution de pièces de fabricants d’équipement d’origine, la maintenance, la réparation et la révision d’aéronefs et la réparation de composantes.

Parmi les services d’expédition qu’offre AAR, notons les opérations de transport aérien, les systèmes de mobilité et les centres de commandement et de contrôle en vue d’appuyer les opérations militaires et les missions humanitaires.

Avec un chiffre d’affaires de deux milliards de dollars, l’entreprise a les reins solides pour financer un éventuel agrandissement à Trois-Rivières.

«Nous entrevoyons d’autres bonnes nouvelles dans le futur. On vit un vent de changement et le nouveau propriétaire a ce désir de continuer la progression et l’expansion. Mais avant de penser à une expansion, il faut trouver du personnel. La clientèle nous attend avec du surplus de travail», a avoué M. Rochette, qui dit s’attendre à des investissements intéressants.

Du côté de l’École nationale d’Aéronautique, le responsable assurance qualité, Jean Potvin, rapporte un manque d’étudiants alors que l’institution pourrait en accueillir 400 de plus sur une capacité maximale de 1300.

Pour sa part, le vice-président, ventes et marketing, chez AAR, David Diggle, a livré un vibrant plaidoyer en faveur d’une carrière en aéronautique.

«C’est une industrie qui offre des opportunités énormes et une grande satisfaction. Je n’ai jamais vu un niveau de productivité comme à Trois-Rivières. Mais on refuse du travail chaque jour parce qu’on manque de personnel», a-t-il affirmé. 

Pour en savoir plus sur les postes disponibles ou pour postuler, les personnes intéressées peuvent consulter le travaillerenaeronautique.idetr.com.