Les chercheurs étaient au rendez-vous, en début d’après-midi, au Salon de l’emploi et de la formation de Shawinigan.

Salon de l'emploi de Shawinigan: à la recherche de flexibilité et de respect

Shawinigan — etit conseil aux employeurs: si vous voulez maximiser les chances de garder la précieuse main-d’œuvre entre vos murs, mieux vaut offrir des horaires flexibles et traiter vos travailleurs avec le plus grand des respects.

La 6e édition du Salon de l’emploi et de la formation de Shawinigan se déroulait mercredi, au Centre Gervais auto. Le Nouvelliste a abordé une trentaine de personnes pour savoir ce qu’elles recherchaient chez un futur employeur. Évidemment, le salaire doit être compétitif, mais il s’agit rarement du facteur qui vient en tête de liste. 

Simon Gosselin et Anthony Asselin sont étudiants en Techniques de comptabilité et gestion au Cégep de Shawinigan. Ils savent déjà ce qu’ils rechercheront un jour sur le marché du travail.

«Notre génération aime beaucoup les horaires flexibles», fait remarquer M. Gosselin. «Nous aimons choisir au-delà du 8 à 4, du lundi au vendredi. Parfois, ça va nous tenter de travailler la fin de semaine!»

«L’horaire flexible, c’est ce qui m’importe le plus», appuie Laurie Bédard. «Un salaire avantageux aussi!»

Pour Marie-Christine Clermont, la possibilité de concilier le travail avec la vie familiale est particulièrement attrayante. «Quand le travail est agréable, avec des avantages comme des assurances, ça peut diminuer l’importance du salaire».

Même réflexion du côté de Charles Verrette, de Trois-Rivières. «La possibilité de travailler à temps partiel, la flexibilité des horaires sont importants. Le salaire, ça vient après! C’est beau travailler, mais il y a aussi la famille...»

«L’employeur doit comprendre que j’ai des enfants et que parfois, je ne puisse pas travailler pour toutes sortes de raisons», renchérit Chantal Duchesneau, de Nicolet. «Mais il doit aussi être parlable.»

Effectivement, les chercheurs d’emploi veulent sentir qu’ils représentent autre chose pour une entreprise qu’un numéro sur un chèque de paye. Le savoir-être de leur supérieur peut assurément faire une différence.

«Je cherche un employeur qui sera reconnaissant de ce que je pourrai lui apporter», réfléchit Denis Garceau, de Saint-Élie-de-Caxton. «Je ne veux pas seulement être un robot. Au-delà du salaire, être reconnu pour ce qu’on est, ce qu’on donne à l’employeur, c’est une priorité».

Guy Lampron, de Saint-Boniface, partage cet avis. «Le côté humain, la discussion que j’aurai avec mon employeur, comment il me considère», énumère-t-il. «Veut-il offrir un job ou recherche-t-il un engagement?»

René Lacerte, de Shawinigan, tient sensiblement le même discours. «Je veux savoir si je serai considéré. Je ne suis pas qu’un simple employé. Quand je parle de mon expérience, je ne veux pas être dégradé.»

Steven Guay parle du respect comme une valeur déterminante dans sa recherche d’emploi. «Avec le respect, on peut faire n’importe quoi pour un patron», fait remarquer le Shawiniganais. 

«Il doit être à l’écoute de ses employés», précise Noémie Landry, de Nicolet. «Il doit être flexible s’il veut que ses employés le soient! Il doit aussi respecter pourquoi on a été engagé.»

Autres qualités

Plus largement dans le même domaine, une communication efficace retiendra l’attention de Christopher Lefebvre, de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. C’est aussi le cas pour la Trifluvienne Isabelle Dufour, qui répond spontanément «la transparence!» quand on lui demande ce qu’elle recherche chez un employeur.

«J’aime un patron qui est capable de me parler sans passer par personne», tranche-t-elle. «C’est vraiment très important, le respect et la transparence.»

«Il faut de l’ouverture», suggère Josianne Désaulniers. «De la franchise aussi, car quand ça va moins bien, c’est important que ce soit dit, comme quand ça va bien. Travailler en équipe aussi. Parfois, la direction fait tous les choix, mais c’est important de valider avec l’équipe.»

«Il y en a beaucoup qui ne savent pas parler au monde», fait remarquer le Shawiniganais Michel Champagne. «Certains sont dans leur bulle et ils blessent des gens sans s’en rendre compte. Ça arrive souvent!»

Les perspectives d’avenir pèsent aussi dans la balance. «C’est sûr que le salaire est toujours important, mais j’aime aussi discuter des possibilités d’avancement», mentionne Jean-François Goulet, de Shawinigan.

«Je regarde ce que l’employeur offre comme avantages sociaux et comme possibilités d’avancement», corrobore Mélissa Lapierre. «Si on peut améliorer notre sort dans la compagnie, ça motive encore plus.»

C’est aussi ce que recherche Nathaniel Dupuis, de Shawinigan. «Il faut que le travail soit stimulant. J’apprécie l’employeur qui va m’apporter le coup de main dont j’ai besoin pour être plus performant, qui sera à l’écoute de ses employés.»

Le Centre Gervais auto affichait complet pour cette sixième édition du Salon de l’emploi et de la formation, avec 86 exposants. En tout, 1036 passages ont été recensés au cours de la journée. Comme au cours des dernières années toutefois, à compter de 17 h, les visiteurs étaient de plus en plus rares jusqu’à la fermeture, à 18 h 30.

David Marcouiller, coordonnateur de l’événement, observe la même tendance. «Nous cherchons à permettre aux candidats qui travaillent d’être présents en fin de journée, mais on constate qu’il n’y a pas de nouveau boum à 17 h», analyse-t-il. «Devrait-on prolonger le salon jusqu’à 20 h ou arrêter à 17 h? Nous sommes en réflexion, mais chose certaine, il y aura une autre édition!»