Pierre Desaulniers, maire de Saint-Boniface

Saint-Boniface: entente de principe acceptée à 93 %

SAINT-BONIFACE — Alors que les pourparlers s’étaient étirés sur une période de trois ans lors du renouvellement de la convention collective précédente à Saint-Boniface, les négociations se sont déroulées en un temps record cette fois-ci. En moins d’une semaine, les parties ont conclu un accord. Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs municipaux de Saint-Boniface se sont d’ailleurs prononcés à 93 % en faveur de l’entente de principe, jeudi dernier.

«Les négociations se sont déroulées rondement. Deux conseillers qui sont en ressources humaines - Jonathan Fleury et Sylvio Bourgeois - se sont occupés de régler ça. Ça s’est réglé en quelques rencontres. Ça ne s’est pas réglé à sens unique. Ç’a été donnant-donnant. On est très content et les employés aussi», affirme Pierre Desaulniers, maire de Sain-Boniface.

La convention collective est d’une durée de cinq ans (1er janvier 2019 au 31 décembre 2023). Elle représente un grand pas pour les travailleurs saisonniers, selon le Syndicat. En effet, en plus de garanties en ce qui a trait aux heures de travail par semaine, l’horaire de travail comprend aussi un nombre de semaines garanti pour l’hiver. «On a réussi à négocier un horaire d’hiver. Ça va permettre d’abolir la sous-traitance, de faire travailler nos gens et ça va coûter pas mal moins cher [à la Municipalité]», affirme Stéphane Lemaire, conseiller syndical FEESP-CSN. Même son de cloche du côté de la Municipalité, qui compte au total 18 employés. «On donnait les trottoirs à contrat. Pour sauver des coûts, on a un horaire d’hiver pour faire travailler les employés toute l’année. Au lieu de les envoyer sur le chômage l’hiver, on va les garder au travail. Ça va nous permettre de sauver un bon pourcentage des coûts», mentionne Pierre Desaulniers, sans vouloir avancer un nombre précis.

Pour ce qui est du côté salarial, la nouvelle convention collective prévoit une hausse salariale annuelle de 2% pour les trois premières années et de 1,8 % pour les deux dernières années.

Rappelons que l’entente n’était pas au beau fixe entre l’ancienne administration municipale et le Syndicat. «Les négociations avaient duré trois ans et ça avait coûté au-dessus de 200 000 $ (...). Cette fois-ci, en une semaine, on a négocié la convention avant son terme», se réjouit M. Lemaire.

L’arrivée de nouveaux élus avait permis de repartir sur de nouvelles bases. D’ailleurs, les deux parties avaient réussi à régler 89 griefs en deux séances de négociations en novembre et décembre 2017. Ce changement de ton a des incidences sur le climat de travail, souligne M. Lemaire. «On travaille avec des gens souriants maintenant. Il y a plus de fierté. Quand le climat est vicié, on se ramasse avec des griefs. L’harmonie n’est pas là. Ça laisse des cicatrices. Ce n’est pas bon pour les citoyens non plus. Dans le fond, ceux qui paient au bout de la ligne, ce sont les citoyens.» «Il y a un bon climat avec les employés, ajoute M. Desaulniers. Ce qu’il faut, c’est se parler.»