Yvon Deshaies estime que d’autres efforts doivent être faits pour améliorer le centre-ville de Louiseville.

Revitalisation commerciale à Louiseville: «Il y a un coup à donner»

Louiseville — Dès que le transport lourd aura quitté le centre-ville de Louiseville, Yvon Deshaies verrait d’un bon œil la mise en place d’une piste cyclable et se dit ouvert à élargir d’un côté le trottoir qui longe l’avenue Saint-Laurent.

La réfection de l’avenue Dalcourt et son transfert de propriété au ministère des Transports du Québec feront en sorte que cette voie deviendra celle qu’emprunteront les camions lourds dans environ un an. Ceux-ci ne passeront plus par le centre-ville et le maire de Louiseville entend bien profiter de cette fenêtre pour apporter des changements significatifs sur la principale artère commerciale.

«Il faut améliorer le centre-ville. Louiseville a un plan directeur, mais il y a des choses qu’il faut revoir. Il y a un coup à donner.»

M. Deshaies propose de retirer le trottoir sur un côté de rue afin d’aménager une piste cyclable. Cette zone pourrait être empruntée par les personnes qui se déplacent en triporteur. Les gens avec des poussettes pourraient aussi profiter de cet espace pour circuler.

Questionné sur la possibilité d’élargir le trottoir sur un côté de rue, Yvon Deshaies ne ferme pas la porte à l’idée.

«D’ici un à deux ans, je veux réaménager le centre-ville, changer le look pour que ce soit plus beau. Mais on va consulter les commerçants en début de 2020. On va tenir une rencontre et on va leur demander ce qu’on fait.»

Une consultation a déjà été tenue, en 2008, afin de connaître l’opinion des gens concernant les actions à prendre pour injecter du dynamisme au centre-ville. Cette étape est à la base de la rédaction du plan directeur sur la revitalisation. Le plan directeur détermine les couleurs extérieures des bâtisses et promeut le retour des auvents, un clin d’œil au passé du centre-ville louisevillois.

Un programme de restauration d’affiches et d’installation d’auvents a été mis de l’avant en 2011. Deux ans plus tard, c’était au tour du programme de rénovation de façades de bâtisses commerciales du centre-ville de voir le jour.

Le projet profite d’une enveloppe annuelle de 40 000 $. Plus de 15 commerces ont vu leur devanture être rénovée entre autres par ce programme.

Afin de soutenir davantage de marchands, la Ville vient d’élargir le périmètre visé par cette mesure. Auparavant réservé à l’avenue Saint-Laurent, entre les deux ponts, le programme s’étire désormais vers le boulevard Saint-Laurent Est jusqu’au commerce Automobiles Sylvain Ouellet et vers le boulevard Saint-Laurent Ouest jusqu’au bureau de la SADC. Deux rues au nord et une rue au sud de l’avenue Saint-Laurent sont aussi incluses dans le programme.

Diversité commerciale et parc industriel

La diversité commerciale est un sujet qui préoccupe tout intervenant intéressé à ce qu’un centre-ville offre une variété de produits. Des efforts ont été faits en ce sens à Louiseville, car des gens avaient exprimé le souhait d’avoir une boutique d’articles de sport et une boulangerie-pâtisserie. La boutique Sport Carrefour Nature existe depuis l’automne 2010 sur l’avenue Sainte-Marie. Une boulangerie-pâtisserie a ouvert la même année, mais a fermé en 2011. Une autre boutique du genre a suivi en 2015, mais a connu le même résultat moins d’un an plus tard.

Malgré l’échec de deux boulangeries, Julie Lemieux croit encore à la viabilité d’un tel projet. La directrice générale de la SADC de la MRC de Maskinongé rappelle l’importance de la diversité commerciale afin d’avoir des commerces de spécialité qui vont créer de l’affluence, comme une boulangerie et même un marché public au cœur de Louiseville. De plus, il faut profiter des forces en présence pour participer à ce développement commercial et ne pas hésiter à séduire une clientèle qui se trouve tout près, soit les travailleurs du parc industriel.

«On a un système de transport collectif. Il faut maximiser les liens avec le parc industriel. Comment fait-on pour que les travailleurs viennent au centre-ville, puissent marcher au centre-ville, faire des commissions? Un centre-ville est essentiel à ce que le parc industriel soit vivant si on veut attirer de nouvelles familles, de la main-d’œuvre. C’est un tout», mentionne Mme Lemieux, saluant la qualité des activités d’animation du centre-ville.