Le directeur général du Réseau national des pôles régionaux d’innovation, Philippe Nadeau.

Réseau national des pôles régionaux d’innovation: «un cadeau de Noël»

Shawinigan — «C’est un cadeau de Noël qu’on est en train de se donner. C’est une belle occasion de démontrer à l’ensemble du Québec qu’on récolte ce qu’on a semé. On a atteint l’objectif qu’on s’était fixé il y a neuf ans, soit travailler à l’occupation du territoire dans un idéal d’équité pour toutes les régions du Québec. Et charité bien ordonnée commence par soi-même».

Voilà comment le maire de Shawinigan, Michel Angers, a souligné mardi le dévoilement du Réseau national des pôles régionaux d’innovation (RNPRI) dans les locaux du DigiHub.

Basée en région, l’organisation a pour vocation d’appuyer les 18 pôles régionaux d’innovation dans l’offre et le rayonnement de leurs activités. Présidée par le premier magistrat et dirigée par Philippe Nadeau, l’équipe du RNPRI, composée de cinq ressources à temps plein, entend aussi agir afin d’enrayer les silos et favoriser les communautés d’échanges interrégionales sur divers enjeux.

Ses actions permettront la rétention de talents en région en connectant directement les intervenants de chaque pôle par champ d’intérêts et d’expertise. «Au contraire de la révolution industrielle qui a engendré l’exode rural, le numérique est une source d’exode urbain», a lancé M. Nadeau. «On veut non seulement garder les jeunes en région, mais attirer également des jeunes des grands centres, avec notre qualité de vie», a renchéri M. Angers.

Selon lui, le Réseau est une organisation importante pour le développement économique du Québec.

«C’est une initiative issue des régions et qui sera coordonnée sur le plan national à partir d’une région. Je suis fier de constater qu’on permet aux régions du Québec de contribuer de façon active, de concert avec les grands centres urbains, à ce que l’innovation soit l’affaire de tout le territoire québécois», a-t-il ajouté.

Depuis le printemps dernier, le RNPRI a parcouru le territoire du Québec pour aller à la rencontre des pôles régionaux d’innovation. De la Gaspésie jusqu’à l’Outaouais et de la Montérégie jusqu’au Nord-du-Québec, «l’organisation a su capter toute l’audace qui anime les intervenants de chaque région pour la croissance de leur milieu, mais aussi la rétention et l’arrivée de nouveaux talents dans leur écosystème», a-t-on rapporté.

Ces échanges ont d’ailleurs permis à l’équipe de mettre sur pied divers outils qui permettront d’appuyer au mieux les projets en cours, mais aussi à venir, tels que carte interactive répertoriant les différentes forces vives émergentes des régions du Québec, mobilisation d’un comité scientifique constitué d’experts venant en appui aux pôles, organisation d’échanges, de collaboration et de groupes de partage d’expérience, organisation de tournées, de conférences et autre moyen utile aux pôles pour diffuser de la connaissance, stimuler la créativité entrepreneuriale et tisser des liens interrégionaux ou internationaux entre les acteurs des pôles, partage de la suite d’outils collaboratifs ODACE à la grandeur du réseau.

Basé en Mauricie, le RNPRI est un organisme à but non lucratif. Son conseil d’administration sera composé de représentants de chaque région du Québec, ainsi que d’un représentant de l’Union des municipalités du Québec, du Réseau municipal du Québec et d’un observateur du ministère de l’Économie et de l’Innovation.

Par vidéo, le président du Comité scientifique du RNPRI, Jean-Marie Bézard, a expliqué que son groupe de travail était composé de 26 personnes, soit des experts québécois internationaux aux expériences professionnelles, personnelles et culturelles très variées.

«Notre nouveau gouvernement s’est engagé à soutenir les régions, à générer de la prospérité pour améliorer la qualité de vie des citoyens et citoyennes, à soutenir les entreprises innovantes, l’éducation et l’entrepreneuriat. Nous allons veiller à ce que ce projet couvre l’ensemble des régions du Québec en respectant les particularités régionales et non en faisant du mur-à-mur», a conclu la députée provinciale de Saint-Maurice-Champlain, Marie-Louise Tardif.