C'est la greffière de la Ville de Bécancour, Isabelle Auger St-Yves, qui a mené cette vente à l'enchère publique devant un petit nombre de citoyens réunis pour l'occasion à l'hôtel de ville.

Recyclage Aluminium Québec: aucun acheteur à Bécancour

Mercredi, ce fut silence radio lors de la vente à l'enchère publique de l'ancienne usine de Recyclage Aluminium Québec à Bécancour pour défaut de paiement des taxes. L'absence d'un acheteur non seulement déçoit le maire Jean-Guy Dubois, mais prive la Ville de récupérer la somme due de 56 751,78 $.
«Nous allons protéger cette créance par la voie de la Cour sur une période de dix ans», a-t-il indiqué au terme de l'exercice mené par la greffière à l'hôtel de ville devant quelques citoyens plutôt intéressés par deux autres dossiers.
Pour le maire de Bécancour, il n'est pas question d'acquérir le bâtiment de l'avenue Dutord, ni de «prendre une responsabilité quelconque». Et, dit-il, la stratégie de développement économique de la Ville n'est pas axée sur ce type d'infrastructure.
Ce qui ne l'empêche pas de souhaiter l'arrivée d'un acquéreur qui pourrait créer de l'emploi. «On souhaiterait que toutes nos bâtisses soient en opération», a-t-il confié en entrevue.
En ce qui concerne l'ancien site d'enfouissement de cette entreprise, le processus d'enquête administrative et la mise en oeuvre d'actions se poursuivent. Le mandat d'enquête sur la gestion du dossier a été donné à la Direction de la vérification interne et des enquêtes administratives du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
Un plan d'action comportant des volets d'enquête, de gestion du site, de surveillance des eaux, de restauration du site et de communication a été mis en place.
«Le MDDELCC a pris le site en charge et pose les actions requises», assurait récemment le relationniste du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), Clément Falardeau.
Ce dernier avait alors rappelé que le site fait l'objet d'une surveillance. Le MDDELCC procède également à une surveillance intensifiée de la qualité de l'eau potable et il en sera de même pour les eaux souterraines et les eaux de surface.
«En matière de restauration du site, une solution permanente pour restaurer le site et faire cesser les rejets de contaminants dans la nappe phréatique est recherchée. Notre priorité est et sera toujours de s'assurer de la santé et de la sécurité de la population ainsi que de la protection de l'environnement», avait-il déclaré.
Interrogé à ce sujet, le maire Dubois a confirmé que «ça suit son cours». «Il y a une partie des travaux qui dépend de la neige, tout ce qui est écoulement de l'eau en surface. Cette donnée est assez importante pour la suite des travaux. Ils attendent le printemps pour ça. Pour le reste, les travaux avancent de bon pas», a fait savoir le premier magistrat.
Celui-ci souligne que trois éléments sont menés de front: la santé publique, l'achat potentiel de résidences en zone sensible par la Société du parc et le projet de décontamination par le MDDELCC. «Rien ne bloque là-dedans», soutient M. Dubois.
Vendredi, en présence du ministre Pierre Arcand, il participera à l'inauguration officielle de la première usine canadienne spécialisée en torréfaction de biomasse au Parc industriel LaPrade. Ayant nécessité des investissements publics et privés de l'ordre de dix millions de dollars, cette nouvelle usine d'Airex Énergie permettra de démontrer la performance de la technologie de torréfaction CarbonFXTM.
Après une période de rodage de plusieurs mois, l'usine est maintenant fonctionnelle et produit du biocharbon à partir de biomasse résiduelle, soit de la sciure de bois, de l'écorce et du bois recyclé pour ses clients au Canada et aux États-Unis. Le biocharbon est un combustible propre et renouvelable pouvant remplacer le charbon et le mazout dans les centrales thermiques, les cimenteries et les procédés métallurgiques. 
L'usine compte une zone de déchargement des débris forestiers, un système de convoyage automatique, des réacteurs cycloniques et une chambre de combustion.