Le président de la Corporation des concessionnaires d’automobiles de la Mauricie, Patrick Lessard, et le directeur général, Jean Asselin.
Le président de la Corporation des concessionnaires d’automobiles de la Mauricie, Patrick Lessard, et le directeur général, Jean Asselin.

Recul des ventes de 30 % à 50 % depuis janvier chez les concessionnaires de la Mauricie

SHAWINIGAN — Même si les consommateurs sont au rendez-vous depuis leur réouverture le mois dernier, les concessionnaires d’automobiles de la Mauricie affichent une baisse des ventes de 30 % à 50 % depuis le début de l’année.

Il faut dire que la pandémie a forcé leur fermeture pendant plusieurs semaines, soit 24 mars au mai. D’ailleurs, alors que les publicités étaient déjà lancées, la fameuse campagne Auto week-end, qui devait battre son plein encore sur sept jours cette année, soit du 16 au 22 mars, fut stoppée avec la crise de la COVID-19.

L’an dernier, pour la 25e édition qui durait toute la semaine, l’Auto week-end avait permis des transactions impliquant 629 véhicules neufs et 314 véhicules d’occasion.

« C’est autant de véhicules qu’on n’a pas vendus cette année. On regarde pour tenir cet événement significatif au mois de septembre. On va se pencher là-dessus en conseil d’administration au cours des prochaines semaines », a fait savoir le président de la Corporation des concessionnaires d’automobiles de la Mauricie, Patrick Lessard.

Malgré la bonne humeur des membres qui est observée depuis la réouverture, « ça ne veut pas dire que la situation est facile », admet le président de Lessard Buick Chevrolet à Shawinigan et La Tuque.

« Comme dans tous les commerces, les mesures entraînent beaucoup de travail et de frais supplémentaires. Par contre, les employés et les clients apprécient les précautions qu’on prend pour la sécurité des gens. De toute façon, on s’entend que ça a changé pour tout le monde et on s’habitue à un nouveau mode de vie », confie-t-il.

Depuis la reprise des activités, les ventes sont relativement bonnes même si « ce n’est pas les printemps qu’on a connus ». « Et la pandémie n’a pas changé beaucoup le style de véhicules que les consommateurs achetaient avant, soit des petits VUS, des camions », fait remarquer M. Lessard.

Par ailleurs, celui-ci craint le manque d’inventaire au cours des prochains mois puisque les usines au Canada, aux États-Unis et au Mexique ont cessé leur production durant la même période.

Et les manufacturiers font « de très bonnes promotions » pour les consommateurs, proposant tantôt un financement à 0 % à l’achat, tantôt le report des mensualités pour accommoder le client.

« Le choix est plus restreint parce que normalement, nos arrivages sont en même temps que notre période forte, donc au printemps. Par contre, cette année, on n’a pas eu d’arrivage parce que les usines étaient fermées. C’est une situation exceptionnelle », conclut M. Lessard.