De gauche à droite: Louis Gendron, directeur général du Cégep de Trois-Rivières, Pierre Normand, vice-président relations extérieures et communications Fondation canadienne de l’innovation, William Amos, secrétaire parlementaire du ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, Gheorghe Marin, directeur du CMQ et Jean-Philippe Jacques, directeur d’Innofibre.

Recherche innovante: 1,8 M$ pour le Cégep de Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Deux des trois centres collégiaux de transfert technologique du Cégep de Trois-Rivières, soit le Centre de métallurgie du Québec et Innofibre, se partagent 1,8 M$ de contributions du Fonds collège-industrie pour l’innovation de la Fondation canadienne pour l’innovation.

Le Cégep de Trois-Rivières fait partie des six collèges du Canada à recevoir une aide globale de près de 7 millions $ qui soutiendra sept projets d’infrastructure. Il est également le seul collège québécois à bénéficier de ce fonds pour la recherche innovante.

Cette annonce pancanadienne a été faite lundi par William Amos, secrétaire parlementaire du ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie.

Le premier projet, qui bénéficiera d’une contribution de 797 200 $, relève du Centre de métallurgie du Québec qui profitera de cette enveloppe pour consolider sa capacité de recherche appliquée en métallurgie des poudres, fabrication additive, projection thermique et contrôle non destructif.

«Cet argent va nous permettre d’ajouter des équipements», explique Gheorghe Marin, directeur du CMQ. L’édifice du CMQ, rue Westinghouse à Trois-Rivières, est d’ailleurs en plein chantier d’agrandissement. «Aujourd’hui, on est rendu à presque 50 000 pieds carrés de surface de laboratoire et à un investissement de plus de 25 M $ dans des équipements», indique M. Marin.

L’an passé, rappelle-t-il, le CMQ avait annoncé le démarrage du centre de fabrication de poudres métalliques, à Trois-Rivières, auquel participent l’Université Laval et l’École polytechnique de Montréal.

«On va développer des poudres, des pièces pour le forage minier. On va développer des pastilles pour le polissage de béton et des freins d’éoliennes, par exemple, des pièces d’automobiles qui sont faites par la métallurgie des poudres. On peut imprimer avec nos imprimantes 3D des pièces médicales ou réparer des pièces existantes», illustre le chercheur.

Le second projet du Cégep de Trois-Rivières, celui d’Innofibre, reçoit 1 M$ pour sa recherche en développement de produits cellulosiques innovants.

Ce projet consiste à acquérir des infrastructures de recherche qui permettront à Innofibre de mettre au point des produits à base de biomasse qui permettront d’offrir aux consommateurs canadiens une alternative écologique aux biens de consommation dérivés des combustibles fossiles.

On sait qu’Innofibre travaille sur la création de produits pouvant remplacer les produits de plastique par des produits formés à partir de fibres cellulosiques, donc compostables et écologiques, qui pourront notamment être employés dans l’industrie de la restauration et de l’emballage de même que sur la création de papiers spécialisés.

Les autres établissements du Canada à recevoir des contributions de la Fondation canadienne pour l’innovation sont les suivants: Aurora College (170 375 $), Camosun College (997 585 $), Lambton College (417 533 $), Sheridan College Institute of Technology and Advanced Learning (995 877 $) et Southern Alberta Institute of Technology (1 M$).

Le Cégep de Trois-Rivières est le seul collège, dans cette liste, à recevoir du soutien financier pour deux de ses projets.