La décision des dirigeants de l’usine de sciage de Parent de ralentir les activités aura une répercussion sur les horaires des travailleurs.

Ralentissement des activités à l’usine de Parent: «on espère que c’est temporaire»

La Tuque — L’usine de sciage de Parent, en Haute-Mauricie, diminuera ses activités au retour des vacances. La décision de l’entreprise aura donc des répercussions sur les horaires des travailleurs. Le syndicat a rencontré les employés à cet effet, mardi, mais ne craint pas de fermeture.

«L’employeur nous a annoncé la semaine dernière qu’il allait y avoir une mise à pied, qu’il allait conserver un des deux quarts de travail. C’est environ la moitié des gens qui allaient être mis à pied au retour de vacances […] Le syndicat a fait preuve de beaucoup de collaboration avec l’employeur dans cette situation. Les membres du bureau syndical de l’usine de Parent ont travaillé très fort pour amener la solution qui semblait être le meilleur des deux mondes», a confirmé Michel L’Héreault, conseiller à la négociation à la CSD.

La proposition que le syndicat a soumise aux travailleurs, mardi, était une suspension temporaire des droits d’ancienneté plutôt que d’appliquer la convention telle quelle. «Ça permet de garder tout le monde en emploi, par contre, ils travaillent une semaine sur deux. L’autre semaine, après entente avec le chômage, ils ont accès au chômage pour compenser. […] On a présenté la possibilité à nos membres. Ils l’ont acceptée à la hauteur de 80 % », a affirmé M. L’Héreault.

«On voulait garder le plus de monde possible en emploi (dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre».

Michel L’Héreault a également fait savoir que l’employeur s’était fait rassurant quant à l’avenir de l’usine. «On espère que c’est temporaire. […] Je ne dirais pas que c’est un mauvais signe pour nous. L’employeur nous a parlé d’investissement qui serait fait par Arbec dans les prochains mois», souligne le conseiller de la CSD. «Ça ne semblait pas indiquer une fermeture dans les prochains mois», ajoute-t-il

Le conseiller municipal du secteur de Parent surveille avec attention les développements dans ce dossier. «C’est certain que j’avais eu des échos qu’en raison du prix du bois et différents facteurs, il allait y avoir des décisions de prises. […] C’est difficile de dire s’il va y avoir des impacts. On ne sait pas combien de temps ça va durer. Ce n’est pas la première fois qu’on va vivre ça. C’est sûr qu’on aimerait ça que ça n’arrive jamais, mais on est dépendant du prix des marchés et on ne contrôle pas ces choses-là», a affirmé Éric Chagnon.

«Ils ont investi beaucoup à Parent. On espère que ça ne durera pas trop longtemps», ajoute-t-il.

La députée de Laviolette–Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, était elle aussi au courant de la situation. «Je suis aux aguets pour les gens et les impacts que ça pourrait avoir sur Parent», affirme-t-elle.

«Ils n’ont pas l’intention de fermer, il faut rassurer les gens. Leur CAAF, il est pour cette usine-là et ce n’est pas remis en question. […] Pour notre part, on est en mode écoute et on est en recherche de solutions parce qu’il n’est pas question qu’on laisse fermer cette usine-là. Ç’aurait beaucoup trop d’impacts pour la survie du village et des familles».

Remabec n’a pas retourné nos appels.