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La ministre fédérale du Développement économique, Mélanie Joly, a rappelé qu'en 2020, le secteur du commerce de détail au Canada a encaissé des pertes de revenus se situant entre 30 % et 40 % et qu'avant la crise sanitaire, seulement 36 % des PME québécoises faisaient des ventes en ligne via leur site internet transactionnel.
La ministre fédérale du Développement économique, Mélanie Joly, a rappelé qu'en 2020, le secteur du commerce de détail au Canada a encaissé des pertes de revenus se situant entre 30 % et 40 % et qu'avant la crise sanitaire, seulement 36 % des PME québécoises faisaient des ventes en ligne via leur site internet transactionnel.

Québec et Ottawa veulent ouvrir le commerce en ligne aux petits détaillants

Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
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Les petits commerçants qui veulent avoir pignon sur web obtiennent un coup de pouce de Québec et d'Ottawa pour investir le cyberespace.

Les deux gouvernements ont annoncé mardi une aide totalisant 18 millions $ à l'Association québécoise des technologies (AQT) et à l'École des entrepreneurs du Québec (EEQ), qui auront pour mandat de soutenir la mise en oeuvre du virage numérique des détaillants.

«Le recours aux nouvelles plateformes de commerce électronique est incontournable pour nos commerçants. Ce n'est plus une tendance; c'est la nouvelle norme dans le marché», a tranché le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, en conférence de presse mardi avant-midi.

«Avec la pandémie, beaucoup de détaillants ont su s'adapter rapidement à cette situation où les consommateurs ont accéléré l'utilisation du commerce en ligne. Il y en a d'autres qui comprennent qu'ils doivent faire un pas de géant pour se mettre à ce niveau», a-t-il ajouté.

Commerces «en mode survie»

«Le défi, c'est que nos détaillants sont en mode survie, qu'ils pensent davantage à la fin du mois qu'à la fin de l'année», a fait valoir à ses côtés la ministre fédérale du Développement économique, Mélanie Joly. «Et au même moment où il y a une pandémie, il y a une crise économique et il y a aussi un virage numérique et ça, c'est beaucoup à gérer pour une petite entreprise.»

Mme Joly rappelle qu'en 2020, le secteur du commerce de détail au Canada a encaissé des pertes de revenus se situant entre 30 % et 40 % et qu'avant la crise sanitaire, seulement 36 % des PME québécoises faisaient des ventes en ligne via leur site internet transactionnel. Or, la pandémie a vu pas moins de 85 % des Canadiens se tourner vers l'internet pour effectuer leurs achats.


« On sait qu'il y a un intérêt pour l'achat local. Maintenant, pour faire de l'achat local, il faut aussi être sur internet. […] Par conséquent, il faut faire en sorte que nos détaillants aient au moins une vitrine pour éventuellement se retrouver dans le référencement sur internet. »
Mélanie Joly, ministre fédérale du Développement économique

Jusqu'à 25 000 entreprises aidées

L'annonce vise quelque 5000 entreprises de moins de 100 employés oeuvrant dans le secteur du commerce de détail, et ce, dans l'ensemble des régions du Québec, mais la présidente-directrice générale de l'Association québécoise des technologies, Nicole Martel, a précisé que la démarche aura une portée beaucoup plus large.

«Plus de 5000 détaillants vont être accompagnés de façon individuelle, mais on vise plus de 25 000 détaillants qui vont être touchés par des outils qui vont être développés, des capsules, des formations qui vont être offertes aussi», a-t-elle dit.

Car, au-delà d'entrer sur le web, rentabiliser cette présence n'est pas un jeu d'enfant, loin de là, note Mme Martel.

«Plusieurs commerces qui ont déjà des plateformes de commerce électronique n'atteignent pas nécessairement les résultats attendus. […] Les statistiques démontrent que c'est 12 % seulement du chiffre d'affaires actuellement qui est réalisé en ligne. Il y a place à amélioration.»

Le travail qui sera effectué par l'AQT et l'École des entrepreneurs auprès des petits commerçants comprendra un diagnostic de la numérisation des entreprises, un accompagnement vers une numérisation plus efficace et l'établissement d'un site transactionnel.

Pierre Fitzgibbon a précisé que des analyses et des investissements touchant toute la logistique du commerce en ligne, incluant le besoin d'entrepôts et d'inventaires adéquats et les modalités de livraison, par exemple, font partie de la démarche qui sera entreprise. Il ajoute que l'enveloppe sera bonifiée au besoin.

«S'il manque d'argent pour aller plus loin que 5000, on va y aller. L'idée du gouvernement, ici, c'est d'accompagner toutes les entreprises.»