La transformation de ce petit bâtiment, sur la 5e Rue de la Pointe, attire l’attention à Shawinigan.

Que prépare Claude Perron?

SHAWINIGAN — Sur la 5e Rue de la Pointe, tout près de la cabane à patates Beauparlant, une bicoque en rénovation suscite bien des regards depuis quelques semaines. Son propriétaire, Claude Perron, devrait lever le voile sur ce projet lundi, lors d’un 5 à 7.

L’ex-dirigeant de La Boulangère, à Saint-Boniface, s’est porté acquéreur de l’ancien bâtiment de Taxi Énergie en novembre dernier, pour la somme de 13 000 $. Connaissant son extravagance, notamment avec ses affiches condamnant l’administration municipale de Shawinigan sur le boulevard des Hêtres, des commerçants étaient intrigués par cette arrivée.

M. Perron a entrepris des travaux sans obtenir de permis de la Ville de Shawinigan, une situation qui perdure à ce jour, confirme François St-Onge, directeur des communications. Lors de la séance publique régulière du 14 mai, l’homme d’affaires a expliqué aux élus qu’il n’avait pas demandé d’autorisation... parce qu’il ne savait pas encore précisément où ses travaux le mèneraient!

«Quand la Ville fait un projet, tout doit être fini avant d’avoir commencé», dénonçait-il. «Il faut des plans et tout ça. Après, ils font le projet. Moi, je n’ai pas les moyens de faire ça. En plus, on fait de la création. C’est un beau défi, c’est tout petit. Quand on a acheté, on ne savait même pas ce qu’on ferait, un peu comme La Boulangère, à Saint-Boniface. Ma femme et moi, on réfléchit, on travaille là-dessus. Mais on nous demande que ce soit tout fait avant d’avoir commencé alors que nous, on veut commencer pour savoir ce qu’on va faire.»

M. Perron avait entrepris l’aménagement d’une petite terrasse, jusqu’à ce que la Commission de la construction du Québec vienne lui parler de ses obligations. Étant donné qu’il s’agit d’un immeuble commercial, ces travaux doivent être réalisés par une entreprise qui détient une licence valide de la Régie du bâtiment.

«Aucune procédure de suspension de travaux n’est en cours dans ce dossier», nuance toutefois Mélanie Malenfant, porte-parole de l’organisme. «La CCQ est tout à fait disposée à discuter avec le promoteur afin de l’accompagner pour trouver avec lui une façon pour que ses travaux soient menés de façon conforme.»

Au cours des dernières semaines, M. Perron s’est présenté régulièrement à sa nouvelle place d’affaires, notamment pour installer des peintures sur son immeuble, qui ratissent un éventail assez large de sujets. Rencontré sur place vendredi, il travaillait autour du bâtiment avec sa femme, assurant que tout serait prêt pour le grand dévoilement de lundi.