À l’arrière: Émilie Filion (directrice, comptes majeurs); Paul Chaib (investisseur), Martin Lapointe (vice-président, santé et sécurité au travail et formation), Maxime Tourangeau (directeur, investissement de croissance, BDC Capital). Devant: Georges Karam (chef de la direction), Denis Trépanier (vice-président), Marie-Josée Rioux (directrice d’investissement, Fondaction) et Chantal Trépanier (présidente de SIM-Cognibox).

Quatre nouveaux actionnaires se joignent à SIM-Cognibox

Shawinigan — Après un an de démarches, Chantal Trépanier croit avoir trouvé les partenaires d’affaires qui permettront à SIM-Cognibox de se propulser vers de nouveaux sommets, tout en gardant son siège social à Shawinigan.

Ainsi, Georges Karam, entraîneur à l’École d’entrepreneurship de Beauce, devient actionnaire et chef de la direction. BDC Capital (division d’investissement de la Banque de développement du Canada), Fondaction (Fonds de travailleurs de la CSN) et le Groupe W Investissement (société privée) se joignent aussi à SIM-Cognibox à titre de partenaires. Leur implication financière n’a toutefois pas été précisée.

«Nous voulions avoir les moyens de nos ambitions», commente Mme Trépanier, présidente depuis près de 20 ans chez SIM-Cognibox. L’entreprise est spécialisée dans la cueillette d’information en santé et sécurité, en développement durable, à la qualité et aux approvisionnements pour plus de 8000 sous-traitants réalisant des travaux chez plus de 250 donneurs d’ordres à travers le monde. Elle emploie présentement 120 personnes.

«Georges Karam a l’expérience d’avoir amené une compagnie beaucoup plus haut (Atelka)», explique la dirigeante. «Nous voulions aussi des investisseurs qui pourraient supporter cette croissance, avec des acquisitions ou des investissements pour notre plateforme. Nous aurons des fonds disponibles si nous avons des opportunités.»

Les nouveaux partenaires d’affaires ont été attirés par l’innovation démontrée par SIM-Cognibox au fil des années, de même que par les perspectives de croissance.

«Une entreprise en région, c’est important pour nous», témoigne Marie-Josée Rioux, directrice d’investissement chez Fondaction. «Elle a un bel historique de croissance et l’idée de contribuer à son essor international nous attirait.»

«SIM-Cognibox possède un modèle d’affaires assez unique», fait remarquer Maxime Tourangeau, directeur, investissement de croissance chez BDC Capital. «En amenant Georges Karam dans le portrait et en s’associant tous ensemble, on voyait qu’on se donnait les moyens pour faire grossir cette entreprise. Dans le cadre de notre analyse de diligence raisonnable, nous avons été capables de voir quel était le marché pour ce type de solution et nous pensons qu’on peut entrer en compétition avec les plus gros, en terme de qualité, de stratégie et d’offre de produits. Nous voulions bonifier l’équipe de direction pour aller à ce niveau et le travail a été fait en ce sens.»

M. Karam, qui a fait sa marque dans le monde des technologies de l’information, représente sans doute la pierre angulaire de cette nouvelle étape.

«Je voulais une compagnie où on partage les mêmes valeurs en terme de personnes, de vision. Je cherchais une compagnie avec un bon potentiel de croissance et je voulais m’associer avec des investisseurs qui ont la même vision à long terme. Je vois comme un défi d’amener Cognibox à la prochaine étape. C’est une compagnie solide, qui connaît une bonne croissance. Notre but est d’accélérer cette croissance.»

Mme Trépanier fait remarquer que son fameux logiciel de gestion du risque et de conformité des sous-traitants ne connaît presque pas d’équivalent à travers le Canada. La compétition devient donc internationale, d’où la nécessité de posséder des capitaux pour se mesurer aux plus grands joueurs.

«Nous n’étions pas dans une situation où nous avions des problèmes», rassure la femme d’affaires. «Nous voulons simplement aller plus vite, plus loin.»

Ces nouveaux investisseurs forceront l’entreprise à se doter d’un conseil d’administration en bonne et due forme. «Nos partenaires financiers feront partie de la gouvernance», mentionne Mme Trépanier. «Notre équipe de direction sera différente. Georges va jouer un rôle important dans la direction des opérations.»

«Il y a aussi les moyens que ça nous donne», réfléchit la dirigeante. «Si nous avions une belle cible d’acquisition, ça aurait été compliqué de sauter là-dessus avant. Là, nous aurons des fonds derrière nous. Ça s’inscrit dans le développement stratégique de la compagnie. Ça va nous donner des ailes.»

À Shawinigan

SIM-Cognibox atteint une vitesse de croisière qui pourrait la transporter dans n’importe quel grand centre, ce qui pourrait même faciliter son recrutement de main-d’œuvre. Mais Mme Trépanier assure qu’il ne s’agit pas d’un objectif.

«Nous avons créé un écosystème régional en technologie de l’information», rappelle-t-elle, citant sa collaboration avec GROUPÉ. «Nous n’avons pas plus de difficulté à recruter ici qu’à Montréal ou ailleurs. Ce n’est plus un enjeu. Nous n’aurions aucune raison pour aller ailleurs, sinon pour des services à la clientèle qui seraient dans d’autres langues ou fuseaux horaires.»

La nouvelle convention d’actionnaires prévoit même que le siège social demeure à Shawinigan. L’an dernier, SIM-Cognibox a pratiquement doublé la superficie de ses bureaux, sur la 5e Rue de la Pointe.