La RSE : une question de survie

Pierre Théroux
Collaboration spéciale

Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d’ici et d’ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes. À surveiller le samedi: des cas d’entreprises du Québec qui s’illustrent sur des enjeux importants du monde des affaires. 

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La seule responsabilité sociale des entreprises est de faire du profit pour les actionnaires, disait le célèbre économiste américain Milton Friedman dont la vision apparaît aujourd’hui…socialement inacceptable. Dans le monde actuel, il est devenu impensable de demander aux entreprises une croissance toujours plus forte et des profits sans limites, affirme l’édition française du Harvard Business Review qui souligne que la responsabilité sociale d’entreprise (RSE) constitue aujourd’hui un enjeu de performance et un avantage compétitif, voire une question de survie.

Poussées par la génération Z qui, dans une grande majorité, souhaite s’investir dans des organisations qui prennent conscience des impacts sociaux, environnementaux et économiques de leurs activités, ainsi que par des consommateurs qui orientent davantage leurs achats vers des marques responsables, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à vouloir s’engager dans cette voie. Sans compter que les fonds d’investissement et autres prêteurs sont aussi plus nombreux à conditionner leur engagement à des critères de performance extra-financiers.

La pandémie démontre d’ailleurs que les entreprises engagées socialement font preuve d’une plus grande résilience et délivrent une performance supérieure à celles qui s’en soucient moins. Selon Accenture, elles affichent une marge opérationnelle plus élevée de 3,2 % et un rendement supérieur de 9,3 % en moyenne.

Celles qui tarderont à prendre ce virage éprouveront plus de difficultés à attirer de nouveaux talents, à fidéliser leurs équipes, à convaincre les clients d’acheter leurs produits ou services, ou encore à se financer. Et, à terme, elles disparaîtront, conclut l’article qui suggère à ces entreprises comment faire pour se transformer, par où commencer et à quel rythme.

Avec la participation de l’École d’Entrepreneurship de Beauce