La formation pour tous

Pierre Théroux
Collaboration spéciale

Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d’ici et d’ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes. À surveiller le samedi: des cas d’entreprises du Québec qui s’illustrent sur des enjeux importants du monde des affaires. 

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Les entreprises ont généralement une assez bonne connaissance des besoins de développement de compétences de leurs employés. Mais elles peinent souvent à étendre les programmes de formation à l’ensemble du personnel, constate un article du MITSloan Management Review qui indique que la pandémie offre aux entreprises une occasion de revoir leurs stratégies à cet égard.

À l’heure actuelle, les programmes de développement des compétences sont bien établis pour les emplois qui sont hautement qualifiés. Mais cela ne suffit pas: la proportion nettement plus élevée d’emplois souvent moins qualifiés et moins bien rémunérés nécessite davantage de développement des compétences. D’autant que ces emplois sont généralement les plus vulnérables à l’automatisation et c’est là que l’attrition aura le plus de chances de se produire. Dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre, il importe de s’assurer que les entreprises puissent former et garder ces employés.

Les dirigeants doivent donc bien identifier ces emplois moins bien payés mais qui, grâce au développement des compétences, peuvent servir de tremplin vers un meilleur travail et mieux rémunéré. Elles peuvent cibler des formations fondamentales qui permettront de débloquer des compétences pour des emplois qui sont en demande et difficiles à combler.

Les entreprises ont intérêt à mettre en place une infrastructure d’apprentissage qui permet et encourage tous les employés à développer leurs compétences. Pour ce faire, elles peuvent notamment rendre les possibilités de développement plus visibles aux employés. Elles peuvent aussi tirer parti des nouvelles habitudes d’apprentissage en ligne engendrées par la pandémie en offrant une formation à faible coût à grande échelle.

Avec la participation de l’École d’Entrepreneurship de Beauce