Projets de rénovations: pour éviter les écueils

Alors que les salons de l'habitation ont été en pleine effervescence partout au Québec au cours des dernières semaines, peut-être avez-vous compté parmi les milliers de consommateurs qui, envisageant d'entreprendre des travaux de rénovation ce printemps, en sont sans doute ressortis avec des idées plein la tête. Ceux-ci ont avantage à bien se préparer considérant les coûts importants que ces projets entraînent souvent.
Définissez clairement votre projet, puis faites un plan, surtout si ce sont de gros travaux. Le plan vous aidera entre autres à savoir où vous allez ainsi qu'à établir votre budget. Remettez ensuite votre plan à deux ou trois entrepreneurs et demandez-leur une évaluation écrite du coût des travaux et des matériaux. Comme ça, vous pourrez comparer les offres qui vous sont faites et prendre une décision éclairée. Le choix de l'entrepreneur représente une étape capitale dans tout projet de rénovation et il faut y mettre le temps nécessaire pour éviter les mésaventures.
Choix de l'entrepreneur: vos papiers svp
Dans le domaine de la rénovation domiciliaire comme dans d'autres, le mieux côtoie le pire. Il faut être vigilant pour dépister les aventuriers qui oeuvrent en marge des cadres réglementaires et qui souvent, laissent en plan des consommateurs aux prises avec des travaux non complétés ou mal exécutés. Il faut donc prendre le temps de vérifier que l'entrepreneur à qui vous projetez de confier vos travaux est titulaire des licences et permis requis. Assurez-vous également qu'il a souscrit à une assurance responsabilité.  
La Régie du bâtiment: un acteur clé
La Régie du bâtiment du Québec (RBQ) veille à la qualification des entrepreneurs; c'est elle qui délivre les licences d'entrepreneurs qui attestent de leur compétence. Pour obtenir sa licence de la RBQ, l'entrepreneur doit en outre verser un cautionnement qui sert à garantir ses obligations envers le consommateur. C'est un élément essentiel pour le choix d'un entrepreneur: s'assurer que sa licence de la RBQ est en règle, et qu'il détient la bonne catégorie de licence.
Des vérifications faciles
Outre la vérification des licences et permis d'exploitation que l'entrepreneur a l'obligation de détenir, d'autres vérifications simples sont à votre portée pour en savoir plus sur l'entreprise que vous avez ciblée. Sur Internet, plusieurs sites renferment des informations utiles pour vos recherches.  
Par exemple, les sites qui renferment des répertoires de jugements vous permettront de vérifier si des poursuites ont été déposées contre cette entreprise ou contre ses administrateurs. Vous pouvez aussi faire le même genre de vérification dans le site de l'Office de la protection du consommateur (OPC), avec l'outil Se renseigner sur un commerçant, relativement aux plaintes dont il aurait fait l'objet. 
On sonne à votre porte?
Le domaine de la rénovation est fertile pour les commerçants itinérants de tous ordres qui sonnent à votre porte pour vous proposer leurs services. Dans ce contexte où l'effet de surprise et le «talent» du représentant peuvent en amener plusieurs à s'engager un peu trop vite, il est toujours indiqué de prendre le temps de réfléchir et de faire les vérifications d'usage avant de signer un contrat. 
Ces commerçants doivent détenir un permis de vendeur itinérant délivré par l'OPC. Ce permis n'est pas un gage de compétence ou d'honnêteté. 
Par contre, ça implique que le commerçant a versé un cautionnement, c'est-à-dire une somme d'argent qui pourrait être utilisée pour vous dédommager en cas de problème. 
Enfin, méfiez-vous si un vendeur itinérant vous dit que vous avez des travaux urgents à faire ou qu'il ne reste que quelques jours pour bénéficier d'un programme de subventions gouvernementales. 
Les histoires de représentations trompeuses évoquent souvent ce genre de manoeuvres qui visent à vous amener rapidement à signer un contrat. À ce titre aussi, les vérifications d'usage vous permettront d'en confirmer la véracité... ou de débusquer un aventurier.