Éloïse Harvey veut repenser le modèle d’affaires avec son projet Orion.

Projet Orion: à la recherche de perles rares

TROIS-RIVIÈRES — «Quand tu travailles avec les forces des gens, tu as des résultats extraordinaires. Je veux démontrer que si je m’entoure des bonnes personnes, il est possible de connaître le succès et je vais pousser ces gens-là par en avant. Ça m’anime et j’y crois profondément». Éloïse Harvey veut repenser le modèle d’affaires avec son projet Orion. Depuis le 1er janvier, elle est à la recherche de perles rares qui feront naître une entreprise.

«Je suis bonne pour m’entourer, c’est ça ma force ! […] Les gens attendent l’idée avant de se lancer en affaires. Là, l’idée c’est de créer une équipe avec huit personnes pour réaliser un projet d’entreprise. Je veux prouver qu’il faut des humains, avant tout, pour lancer une entreprise à succès», explique la jeune femme de 36 ans issue d’une famille d’entrepreneurs.

Diplômée en ressources humaines, Éloïse Harvey soutient à travers ses expériences que plusieurs entreprises intéressantes souffraient d’un manque de talent et de savoir-être.

«C’est d’ailleurs la raison qui explique souvent pourquoi le produit ou service qui aurait dû connaître un succès rencontre plutôt l’échec. La réussite d’une entreprise, c’est l’équipe et j’en suis profondément convaincue!»

«Si tu penses que tu fais un succès seul, t’es dans le champ solide. Je suis un peu tannée de voir des gestionnaires de l’année qui ont la face partout, mais qui ne parlent jamais de toute l’équipe qui les soutient en dessous. C’est faux de croire que tu peux connaître le succès seul. Si tu fais briller ton équipe, tu vas briller avec», insiste-t-elle.

Éloïse Harvey ne demande pas aux candidats de tout lâcher pour se lancer dans son projet, loin de là. Les rencontres à la façon «startup» auront lieu les soirs et les week-ends.

«Je serai la fondatrice, mais je serai égale avec les sept autres. L’objectif, c’est d’avoir du fun. On va se rencontrer, se parler, se challenger et faire les choses différemment», note-t-elle.

Les gens qui voudront se joindre à son projet devront toutefois être compatibles avec les principes de base.

«Je vais quand même donner des orientations au projet. Il y a des prémisses qui sont la base de mes valeurs dans ce projet-là», souligne Mme Harvey.

La fondatrice a notamment soulevé une dizaine de prémisses de base ; la vie est trop courte pour ne pas s’amuser, la connaissance de soi, l’humain est au cœur de la réussite, la technologie c’est l’avenir, être créatif et innovateur, la conscience sociale.

«Les gens doivent être atteints de la même maladie que moi: l’ambition», insiste-t-elle.

On recherche également des traits de caractère particuliers pour chacun des membres de l’équipe, l’authenticité, la curiosité, le positivisme, la créativité, l’ouverture, la capacité d’adaptation et la responsabilisation.

«Ils sont absolument essentiels au bon fonctionnement de l’équipe. Ils servent de point d’ancrage pour la réussite du projet».

«Je ne sais pas trop ce que ça va donner, mais je sais une chose par contre, si tu mets les bonnes personnes ensemble avec un objectif commun, ensemble on va plus loin. Je suis certaine que ça va générer une business, mais je ne sais pas du tout quelle forme ça va prendre. C’est un peu ça la beauté de la chose et qui est trippant», a-t-elle conclu.